Lors d’une conférence à l’extraordinaire réalisée ce dimanche à la résidence officielle du premier ministre, le conseil supérieur de la police nationale (CSPN) a fait le point sur l’arrestation d’un juge à la cour de cassation, d’une inspectrice générale de la police nationale d’Haïti, ainsi que de 23 autres personnes accusées de « complot contre la sûreté de l’Etat » et de « coup d’Etat » contre Jovenel Moïse.

À Delmas et à Pétion-Ville, les rues sont vidées, les magasins ont baissé leurs rideaux par crainte de "dechoukay". Quelques riverains sont remarqués devant leur quartier. Ils sont habités tout de même par la peur. Un 7 février 2021, date de la fin du mandat Constitutionnel selon l’opposition et la plupart des secteurs de la vie nationale où la frayeur et l'incertitude planent sur la capitale. De son coté, Jovenel Moïse résiste affirmant qu’il lui encore douze (12) mois à passer au pouvoir. 

 

Tõt ce matin, un commando de 50 agents de l'USGPN dirigé par son chef  Dimitri Hérard débarque au Village Petit Bois et a procedé à l'arrestation du juge à la Cour de Cassation Yviquel Dabrésil, de l’inspecteur général Marie Louise Gauthier et d'autres personnes, a confirmé  au Journal le président de l'ANAMAH, le juge Jean  Wilner Morin joint au téléphone. Le juge qui dit avoir parlé à un frère de Dabrézil qui lui a confirmé l'information dénonce cette arrestation qu'il juge « illégale ».

Le Président Jovenel Moïse fait fi de la position du CSPJ, de la Fédération des Bareaux d-Haïti, de l'Eglise Catholique et de l'opposition qui lui demandent de quitter le pouvoir ce 7 février 2021 marquant selon eux la fin de son mandat évoquant l'article 134-2 de la constitution.

Véritable coup de massue pour Jovenel Moïse: dans une résolution prise hier 6 février, cinq (5)  membres sur six (6) composant actuellement le  CSPJ déclarent constater la fin de mandat du Président Jovenel Moïse ce 7 février 2021. 

Un vent de panique se répand dans la région métropolitaine et ses environs ce 6 février 2021. Avec notamment le refus du président de la république Jovenel Moise d’abdiquer et la volonté de l’opposition politique d’utiliser tous les moyens pour exiger le strict respect de l’article 134-2 de la constitution, la population haïtienne est en proie à une atmosphère de frayeur qui la force à se prémunir contre toute éventualité.

Moins de 24 heures après les déclarations du porte-parole du département d'Etat américain soutenant la position de l'OEA qui supporte Jovenel Moïse jusqu’en 2022, le président Pro Tempore du sénat américain répond et en prend le contre-pied.  Pour le démocrate Patrick Leahy du Vermont à partir de ce dimanche 7 février 2021, le quinquenat du chef de l'Etat haïtien prend fin.

La dernière démonstration de force des membres du groupe Fantom 509 dans les rues de Port-au-Prince vendredi 05 février 2021, s’est soldée par l’arrestation de l’un des chefs de fil de ce mouvement et la mort de 4 autres, a confirmé le commandant en chef de la PNH, Leon Charles lors d’un point de presse. Il a aussi précisé qu’un agent du corps S.W.A.T a été tué lors de cette intervention.

La machine infernale du kidnapping n’entend pas s’arrêter. Rien que pour le mois de janvier 2021, au moins 60 cas de kidnapping ont été recensés. Dans son Bulletin de janvier, le Centre d'analyse et de Recherche en droits de l'homme ( CARDH) qui a recencé ces cas de rapt, confirme une hausse considérable par rapport à l'année dernière. 

 

Dans une lettre ouverte adressée à la représentante du Secrétaire Général des Nations Unies en Haïti, une douzaine d’organisations de la société civile dont le RNDDH, la POHDH, la CE-JILAP et le CONHANE disent « avoir appris avec stupéfaction la signature d’un contrat par lequel les Nations Unies entendent apporter une assistance technique, opérationnelle et logistique au processus électoral ».

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