PubGazetteHaiti202005

7 février 2021: une atmosphère de peur dans les rues de Port-au-Prince, Jovenel Moïse résiste.

Carrefour de l'aéroport

À Delmas et à Pétion-Ville, les rues sont vidées, les magasins ont baissé leurs rideaux par crainte de "dechoukay". Quelques riverains sont remarqués devant leur quartier. Ils sont habités tout de même par la peur. Un 7 février 2021, date de la fin du mandat Constitutionnel selon l’opposition et la plupart des secteurs de la vie nationale où la frayeur et l'incertitude planent sur la capitale. De son coté, Jovenel Moïse résiste affirmant qu’il lui encore douze (12) mois à passer au pouvoir. 

 

Des patrouilles policières sont fréquentes dans les rues de Port-au-Prince mais n'assurent personne puisque leurs armes automatiques sont braquées depuis les vitre de leur véhicule. 

Il est 10h. Pour ce dimanche 7 février, l'on ne remarque pas un seul fidèle avec sa bible sous les bras. Les églises ont cadenassé leurs portes. Tout comme durant les deux journées de grève, les tap-tap disparaissent de la circulation. Des chauffeurs de moto se font de plus en plus rares.

Entre Sanfil et Delmas 18, les rues sont baricardées. Les espaces sont réduits même aux motards. Des remblais et des blocs sont jetés dans la rue.

Au carrefour de l'aéroport, rebaptisé carrefour de Résistance, pas d'affluence. Sinon des pneus enflamés érigés sur la chaussée. Les activités commerciales sont au point. Des patrouilles policières sillonent cà et là. 

Au carrefour de Delmas 32, la peur se lit sur le visage des riverains observant les rues. Idem au carrefour Gérald Bataille, où certains manifestants tentent de dresser des barricardes de pneus enflammés. 

Sur toute l'auto-route de Delmas et à la limite du bas et haut Delmas, les commerces ont fermé. En dépit des murs géants montés peu après les deux jours d'insurrection populaire, des supers marchés ont chômé par crainte de "dechoukay", un terme souvent utilisé par les manifestants soutenus par des membres de l'opposition pour forcer Jovenel Moïse à quitter le Palais national. Ce dernier lui n’entend pas plier bagage. Tôt ce matin, il a tweeté affirmant que son administration « a reçu un mandat de 60 mois », dont « 48 ont été déjà épuisés », et qu’il lui reste encore un an au pouvoir. 

 

 

 

Par Michel Césaire

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