Le président colombien, Gustavo Petro, a annoncé, mardi, avoir réchappé à une tentative d'assassinat lors d'un déplacement en hélicoptère, la veille. Une sénatrice indigène de Colombie enlevée en milieu de journée est désormais libre et saine et sauve, a par ailleurs annoncé le ministre de la Défense.
Le président de la Colombie a-t-il failli être assassiné ? C'est en tout cas ce qu'a déclaré Gustavo Petro, mardi 10 février, assurant avoir réchappé à une tentative d'assassinat, la veille, durant un déplacement en hélicoptère.
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Lors d'un conseil des ministres retransmis en direct, Gustavo Petro a expliqué que l'hélicoptère qui le transportait n'avait pu atterrir comme prévu dans le département de Cordoba, sur la côte caraïbe colombienne, car son équipe de sécurité "redoutait" que "l'on tire" sur l'appareil.
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"Nous avons pris le large pendant quatre heures et je suis arrivé là où cela n'était pas prévu, fuyant pour qu'on ne me tue pas", a-t-il expliqué. Le président de gauche, au pouvoir depuis 2022, affirme depuis des mois que des réseaux armés liés au narcotrafic veulent attenter à sa vie.
Dans ce présumé complot figureraient des narcotrafiquants vivant à l'extérieur du pays et des guérilleros locaux, comme Ivan Mordisco, le criminel le plus recherché du pays qui dirige la principale dissidence de la guérilla des ex-Farc n'ayant pas signé l'accord de paix de 2016.
À Cordoba opère le Clan del Golfo, le plus grand cartel de drogue du pays, qui a annoncé la semaine dernière sa décision de suspendre les pourparlers de paix en cours au Qatar, engagés en septembre avec le gouvernement.
Le cartel réagissait ainsi à la décision conjointe de Gustavo Petro et son homologue américain Donald Trump, au cours de leur première rencontre à Washington, de donner la priorité aux actions militaires contre trois chefs d'organisations criminelles impliquées dans le trafic de drogue, dont Chiquito Malo, à la tête du Clan del Golfo.
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Gustavo Petro, premier président de gauche de l'histoire du pays, avait déjà dénoncé en 2024 une tentative d'assassinat présumée. Son annonce survient en pleine recrudescence de la violence politique à trois mois de la prochaine présidentielle colombienne. La Constitution interdit au président sortant de briguer un second mandat.
Une sénatrice indigène de Colombie enlevée mardi en milieu de journée est désormais libre et saine et sauve, a par ailleurs annoncé le ministre de la Défense.
Aida Quilcué, 53 ans, avait été kidnappée quelques heures plus tôt dans son fief, le département du Cauca (sud-ouest), une région de production de coca contrôlée par des guérillas. Elle et ses gardes du corps "vont bien", a indiqué sur X le ministre Pedro Sanchez, sans préciser les conditions de sa libération.
De nombreux responsables politiques ou sociaux de gauche ont été assassinés par le passé en Colombie, dont des candidats à la présidence, victimes de narcotrafiquants, de groupes paramilitaires ou de l'armée
Avec France 24
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