PubGazetteHaiti202005

Transition politique : EVEIL GRAND SUD appelle à un dialogue national inclusif après la fin du mandat du CPT

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L’organisation EVEIL GRAND SUD (EGS) a réagi, le 8 février 2026, à la fin du mandat du Conseil Présidentiel de Transition (CPT). Constatant l’échec du processus sur les plans sécuritaire, électoral et politique, l’organisation plaide pour un dialogue national urgent et la mise en place d’une gouvernance issue d’un large consensus.

Dans cette prise de position signée par le coordonnateur Charlot Murat, EVEIL GRAND SUD (EGS) constate officiellement la fin du mandat du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), tel que prévu par l’Accord du 3 avril 2024. L’organisation dresse toutefois un bilan sévère de cette période de transition, marquée, selon elle, par l’incapacité des autorités à rétablir la sécurité, à organiser des élections et à mettre en place un véritable mécanisme de concertation nationale.


Pour EGS, le départ du CPT laisse le pays dans un climat de forte tension et de confusion politique. L’organisation note que plusieurs secteurs de la société civile et de la classe politique réclament désormais la mise en place d’un exécutif bicéphale chargé de conduire le pays vers des élections. Elle rappelle également la position de l’ancien président du CPT, Laurent Saint-Cyr, qui, dans son discours d’adieu, s’est prononcé en faveur d’un exécutif à deux têtes.


Par ailleurs, EGS souligne que certains acteurs politiques proposent que le président de la Cour de cassation prenne la tête de l’État. Selon l’organisation, toutes ces options doivent être mises sur la table des discussions, sans tabou, d’autant plus que le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé s’est déclaré ouvert au dialogue sur l’avenir du pays.

Face à ce qu’elle qualifie de « cacophonie politique », EVEIL GRAND SUD appelle le gouvernement en place à assumer pleinement ses responsabilités historiques et à engager, sans délai, un dialogue franc, ouvert et sérieux avec l’ensemble des secteurs de la vie nationale.

Rappelant que le pays est actuellement dirigé par le Conseil des ministres, l’organisation recommande notamment l’ouverture urgente de consultations avec les forces vives de la nation et la recherche d’une formule de gouvernance inclusive issue d’un large accord national entre la société civile, la classe politique et le secteur économique.

EGS estime qu’une telle démarche est indispensable pour rétablir la paix publique, remettre le pays sur la voie de la stabilité et doter Haïti de dirigeants issus d’élections libres, honnêtes et crédibles.

L’organisation salue toutefois les efforts des forces de l’ordre visant à améliorer la situation sécuritaire, tout en appelant à la consolidation de ces actions et à des avancées concrètes dans l’organisation des élections.

Dans son communiqué, EVEIL GRAND SUD insiste également sur l’urgence de répondre aux revendications de la population du Grand Sud, notamment en matière de sécurité, de réouverture de la Route nationale numéro 2 et de réouverture des ports de la région, afin de permettre la reprise des échanges commerciaux avec l’étranger.

L’organisation estime que le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé doit faire le premier pas vers ce dialogue national. EGS réaffirme sa préférence pour une solution haïtienne à la crise, rejetant toute idée d’ingérence étrangère dans les décisions politiques du pays.


Enfin, EVEIL GRAND SUD lance un appel solennel à l’unité nationale et exhorte les différents secteurs à parvenir rapidement à un accord inclusif pour éviter une aggravation de la crise.

 L’organisation se dit prête à contribuer à la recherche de solutions durables tout en réaffirmant son engagement en faveur de l’intégration régionale, de l’autonomie territoriale et d’une décentralisation effective, qu’elle considère comme des piliers de la refondation de l’État et du développement durable d’Haïti.


Wideberlin Sénexant

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