Dans une note publiée sur son site le 9 février 2026, la chancellerie française a réagi à la fin du mandat du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) en Haïti et à la prise de fonction du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Elle réaffirme son engagement à soutenir le pays dans les domaines de la sécurité, de l’humanitaire et du développement.
La France dit prendre acte de la fin du mandat du Conseil Présidentiel de Transition le 7 février 2026, conformément aux dispositions de l’accord politique du 3 avril 2024. Elle salue la transmission ordonnée du pouvoir exécutif par le président Laurent Saint-Cyr au Conseil des ministres, désormais dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé.
Dans sa note, Paris encourage le gouvernement haïtien à poursuivre la montée en puissance de la Police nationale d’Haïti et des Forces armées d’Haïti. La France appelle également à intensifier la lutte contre les gangs criminels et leurs soutiens, notamment en mobilisant pleinement l’appareil judiciaire haïtien.
La chancellerie française confirme qu’elle maintiendra son appui aux forces de sécurité haïtiennes et accompagnera le déploiement de la Force de Répression des Gangs, conformément à la résolution 2793 du Conseil de sécurité des Nations unies. Elle poursuit par ailleurs son aide humanitaire en faveur des populations vulnérables et son programme d’investissement solidaire sur le territoire haïtien.
Enfin, la France exhorte tous les acteurs politiques et les composantes de la société civile à collaborer avec les autorités intérimaires afin de garantir la stabilité, la sécurité et le retour à l’ordre constitutionnel et démocratique par l’organisation d’élections libres et inclusives.
Il faut rappeler qu’au moment où cinq conseillers du CPT ont exprimé leur volonté de limoger le Premier ministre, la France, tout comme les États-Unis et l’Allemagne et d'autres pays, a apporté un soutien discret mais ferme au maintien du chef du gouvernement. Cet appui est allé jusqu’à des menaces et des sanctions, notamment des États-Unis qui ont sanctionné les cinq conseillers, y compris le ministre de l’Économie et des Finances, alors pressenti pour remplacer le Premier ministre. Ce dossier traduit la dernière volonté du CPT, qui s’est soldée par un échec cuisant.
Depuis le 7 février 2026, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé dirige avec le Conseil des ministres la gestion du pays. Dès sa prise de fonction, un conseil des ministres s’est tenu et a pris plusieurs décisions importantes, notamment la révocation du ministre des Finances et la nomination de cartels intérimaires dans plusieurs communes de la région métropolitaine.
Wideberlin Sénexant
- Log in to post comments


