À la suite de la fin du mandat du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) a rappelé ce lundi 9 février aux anciens conseillers présidentiels, ainsi qu’aux autres hauts responsables de l’État sortants, leur obligation légale de déclarer leur patrimoine de sortie.
Dans une note d’information rendue publique ce lundi, l’ULCC se réfère explicitement aux articles 2, 6, 7 et 14 de la loi du 12 février 2008 portant déclaration de patrimoine par certaines catégories de personnalités politiques, fonctionnaires et agents publics. Selon cette loi, les anciennes hautes personnalités politiques, les directeurs et les membres de cabinet disposent d’un délai n’excédant pas trente (30) jours, à compter de la fin de leur mandat, pour procéder à cette formalité obligatoire.
La déclaration de patrimoine de sortie doit être effectuée au greffe du Tribunal civil du domicile de l’intéressé. L’ULCC précise que cette exigence s’inscrit dans les principes fondamentaux de transparence et de redevabilité dans la gestion de la chose publique.
L’organisme anticorruption avertit par ailleurs que tout manquement à cette obligation expose les contrevenants à des poursuites judiciaires pour défaut de déclaration de patrimoine, conformément aux dispositions légales en vigueur.
Si la note d’information ne cite aucun nom, elle vise clairement les anciens conseillers présidentiels et les hauts cadres ayant récemment quitté leurs fonctions, à l’issue du mandat de transition arrivé à terme le 7 février 2026.
Les 3 anciens conseillers indexés dans le scandale de corruption de la BNC Louis Gérald Gilles, Smith Augustin et Emmanuel Vertilaire militaient ces dernies mois pour faire tomber le directeur de l'ULCC accusé d'avoir fomenté un rapport contre eux. Ils finissent par quitter le CPT laissant derrière eux Hans Joseph toujours aux commandes.
Par: Daniel Jean
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