Les avocats de la juge envoyée à la retraite Windelle Coq s'insurgent contre la décision des autorités judiciaires d'émettre un mandat d'amener à l'encontre de leur client. Les avocats Marc Antoine Maisonneuve, Edwine Coq et Arnel Rémy ont donné une conférence de presse ce mardi 27 juillet 2021 pour critiquer avec véhémence le caractère illégal de ce mandat qu’ils qualifient de persécution politique.
Le mandat d'amener et l'avis de recherche lancés à l'encontre de la juge Windelle Coq retiennent l'actualité. Les allégations des autorités judiciaires et policière font croire à son éventuelle implication dans l'assassinat de l'ancien président Jovenel Moïse, chez lui, à Pèlerin 5, le 7 juillet 2021. Ce que rejettent ses avocats . « Depuis dimanche soir, la veille de l'audition à la cour des comptes et du contentieux administratif, il y a une manipulation de l'opinion nationale et internationale tendant à ternir l'image de la juge Windelle Coq », dénonce Edwin Coq, frère de la juge, qui se dit stupéfait de voir autant d'acharnement sur Windelle Coq en l'accusant « d'assassinat, de tentative d'assassinat et de vol à mains armées ». Il ne comprend que sa sœur, Mme Coq, en tant que magistrat à la cour de cassation, puisse être considérée comme « dangereuse et armée ». Il revient sur la décision de mise à la retraite par l’ex président Jovenel Moïse.
« Nous avons attaqué l'arrêté par devant la cour des comptes et du contentieux administratif », a fait savoir Edwin Coq qui déclare que « puisque la cour des comptes et du contentieux administratif n'a pas encore décidé, son statut comme magistrat à la cour suprême du pays demeure ». Pour l'avocat, considérant ces faits, un seul tribunal est compétent pour poursuivre la juge Windelle Coq, la haute cour de justice. « Le commissaire de gouvernement peut émettre des mandats d'amener sauf en cas de flagrance », clarifie l'avocat Edwin Coq.
Selon l'avocat Edwin Coq, l'interprétation faite par le commissaire du gouvernement du code pénal évoquant une flagrance continue dans le cas de Windelle Coq est erronée. « Ce mandat émis contre Windelle Coq viole systématique l'article 24 de la constitution du pays parlant de la liberté individuelle et toutes les autres dispositions dans le code d'instruction criminelle donnant capacité à une seule autorité de la justice pour émettre des mandats d'amener, le juge d'instruction », s'insurge Me Coq indiquant que le conseil de défense de la juge va prendre toutes les dispositions requises pour attaquer ce mandat en annulation.
Le dossier Windelle Coq a monopolisé la toile. La maison de l’avocat a été perquisitionnée. Son conseil de défense lutte sur deux fronts : attaquer en annulation le mandat d'amener; jouer pieds et mains pour annuler l'arrêté présidentiel envoyant la juge Windelle Coq à la retraite.
Par: Daniel Zéphyr
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