PubGazetteHaiti202005

Les funérailles de Marie Antoinette Duclaire chantées dans une profonde tristesse à Chantal

@Marie ntoinetteDuclaire

Les funérailles de l'ancienne porte-parole de  « Matris Liberasyon », Marie Antoinette Duclaire, assassinée dans la nuit du 29 au 30 juin, ont été chantées le samedi 24 Juillet 2021 à l’Eglise St. Jeanne de Chantal, sa ville natale,  dans le Sud du pays. Dans une ambiance de profonde tristesse, famille et amis ont rendu un dernier hommage à la militante politique appelée affectueusement « Netty ».

Marie Antoinette Duclaire a laissé le monde des vivants à l'âge de 33 ans. Jeune, elle s'est engagée dans lutte visant à l'établissement d'une nouvelle société plus juste et équitable. « Ma sœur a été exécutée pour ses convictions, son idéologie, mais surtout pour sa détermination à défendre la cause des plus faibles », a déclaré Widlande Duclaire, en pleurs, qui présente la biographie de sa sœur Netty.

Selon Jean David Génesté, ancien député des Cayes et de l’Ile-à-Vache qui s'est déplacé pour rendre un dernier hommage à la journaliste indique que le combat de Netty visait la corruption. Selon le député, Antoinette a tracé le chemin pour les jeunes qui s'engagent dans la lutte pour le changement des conditions de vie des haïtiens.

Les funérailles de Netty chantées par Monseigneur Jacques Antoine Coulanges qui croit que « devant ce crime crapuleux, toute personne ayant de la conscience doit se révolter ». Selon le Monseigneur, la militante se battait pour qu'il y ait justice dans ce pays.

Marie Antoinette Duclaire a été tuée en compagnie de son confrère journaliste Diego Charles, tous deux propriétaires du magazine LaRepiblik. C'était une militante féministe, soucieuse de la situation des femmes et membre influent du mouvement petrochallengers réclamant le procès de la dilapidation du fonds petrocaribe, rappelle Widlande Duclaire qui, en larmes, réclame que justice soit donnée à sa sœur « Netty », ainsi qu’à toutes les autres victimes d’insécurité dans le pays. 

 

 

 

 

 

Par: Juhakenson Blaise

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