Les funérailles du président de la république Jovenel Moïse ont été ponctuées d’actes de vandalisme, de pillage et de paralysie au niveau des activités dans la ville du Cap Haïtien. 24 heures après, un retour à la normale est constaté par nos reporters sur place.
Un autre air souffle sur la ville du Cap-Haitien ce samedi 24 juillet 2021, un jour après les funérailles du désormais ancien président de la république Jovenel Moïse au quartier Madeleine dans le village S.O.S. Les rues sont bondés de Capois. Les non-résidents de la ville ( participants aux obsèques, journalistes...) affluent vers les entreprises de transport en vue de quitter au plus vite la Cité Christophienne, théâtre de violences pour protester contre l’assassinat du fils du Grand Nord.
Les commerçants ont rouvert leurs entreprises, les marchés les plus importants fonctionnent, le transport en commun a repris. Par contre, les activités dans les supermarchés se font timidement redoutant des scènes de pillage dont a été l’objet la succursale de Valerio Canez, en marge de la cérémonie funéraire du chef de l’Etat.
La route est dégagée par la police pour permettre la libre circulation des véhicules après une journée de tensions marquées par des barricades de pneus enflammés érigés par des partisans de Jovenel Moïse sur les principaux artères de la ville pour réclamer justice en faveur de l’ancien président. Cependant, des tessons de bouteille et des pierres sont remarqués dans certains endroits.
Contrairement à hier vendredi, aucune présence policière n’est remarquée tout le long de la route. Sinon que, des policiers restent présents au niveau du commissariat de Barrière-Bouteille. Bien que les nerfs se soient calmés, les discussions autour de l’assassinat de Jovenel Moïse sont sur les lèvres de nombreux habitants rencontrés dans la ville.
Par: Daniel Zéphyr
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