En conférence de presse ce mardi 20 juillet, le Secteur Démocratique et Populaire appelle les forces vives de la nation à trouver une solution consensuelle dans la transparence pour résoudre la crise. Les membres de cette structure de l’opposition en ont également profité pour condamner l’ingérence de la communauté internationale dans la crise actuelle du pays.
Le pays nage depuis l’assassinat du Président Jovenel Moïse dans un vide politique et institutionnel, a fait remarquer, Marjorie Michel, dirigeante du Secteur Démocratique et Populaire.
« Ce matin nous appelons les forces vives de la nation à la trouver une solution consensuelle dans la transparence pour sortir le pays une fois pour toute dans cette situation de crise », a déclaré Marjorie Michel.
Marjorie Michel a aussi demandé aux citoyens et citoyennes du pays à utiliser leur intelligence afin de se battre pour sauver leur dignité face à l’ingérence de la communauté internationale. « Au nom du principe de l’autodétermination des peuples, vous devez montrer en tant que peuple qu’il est inacceptable que des amis de l’international décident de fouler aux pieds les acquis démocratiques », a-t-elle fait valoir.
Pour sa part, Me André Michel croit que l’assassinat de Jovenel Moïse a plongé le pays dans un « vide institutionnel et politique exceptionnel ». Il jette encore la responsabilité sur l’ancien président de la république qui, selon lui, a détruit toutes les institutions régaliennes de l’État.
Me André Michel a fait savoir qu'il n'y a aucune provision constitutionnelle pour faire face à la situation actuelle. il appelle par ailleurs, la communauté internationale à cesser son ingérence dans la crise actuelle. « Nous condamnons l’ingérence de la communauté internationale », a-t-il déclaré.
« Si la communauté internationale continue de faire ce qu’elle est en train de faire, cela va mettre le pays dans une situation d’instabilité politique parce que personne ne va pas accepter que c’est elle qui dicte (les décisions à prendre) », a fait valoir Me André Michel.
À en croire Me André Michel, aujourd’hui, si nous sommes dans une situation exceptionnelle sans aucune solution constitutionnelle, la communauté internationale est aussi complice que l'ancien Président Jovenel Moïse.
Parallèlement, le Secteur Démocratique et Populaire travaille avec les différents secteurs de la vie nationale afin de proposer à la nation haïtienne une formule pour résoudre la crise qui sévit actuellement dans le pays, annonce l’ancien candidat au sénat.
« Aucun groupe politique ne peut imposer la solution sans un vrai consensus », a déclaré Me André Michel qui dit de ne pas s’attacher à une solution particulière.
L’homme de loi a également réagi sur l’arrêté nommant le Cabinet du Premier ministre Ariel Henry. Pour lui, l’article dont se sert la communauté internationale, l'article 149 de la constitution 1987, n’est pas d’application aujourd’hui. « Il n'y a aucune provision constitutionnelle pour que Ariel Henry prenne un arrêté pour former son gouvernement », a déclaré André Michel, indiquant ainsi que seul un accord politique peut faire sortir le pays de cette crise.
L’ancien Sénateur Rica Pierre qui prenait la parole dans le cadre de cette conférence de presse, invite les structures politiques, TET ANSANM, Fanmi Lavalas, Pitit Dessalines, FND, les organisations de la société civile MTVAYITI, à fixer leur position face à la formation de ce nouveau gouvernement dans un délai ne dépassant pas 24 heures.
Par: Fenel Pélissier
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