Mardi 20 juillet s'est tenue au Musée du Panthéon National Haïtien la cérémonie d'hommage au président Jovenel Moïse assassiné dans la nuit 6 au 7 juillet dernier. Le gouvernement dans son ensemble, ministres entrant et sortant, secrétaires d'État, et autres hauts dignitaires de l’Etat étaient tous présents lors de l'événement pour rendre hommage au chef de l'État.
Plusieurs membres de la communauté internationale ont également fait le déplacement à cette activité dédiée en hommage au président Jovenel Moïse. L'ambassadrice américaine Mme Michel Simson, la représentante de l'ONU, Mme Helen La Lime ont entre autres payé de leur présence. Des représentants du Mexique, du Chili, de Taïwan ont été également remarqués.
Des militaires des forces armées d'Haïti ont été déployés pour sécuriser le périmètre et la fanfare a joué les partitions concordantes en la circonstance dont la sonnerie des morts.
Après le spectacle de danse assuré par le troupe du chanteur, danseur et directeur du Bureau national d'ethnologie, Herold Josué, certains membres du gouvernement sortant et entrant ont pris la parole pour témoigner de leur relation avec le président Moïse et de défendre l'idée du changement que soutenait le chef de l'État de son vivant.
« A force d'échanger avec le président de la république, j'ai fini par épouser ses idées et partager ses grands projets qu'il voulait réaliser pour le plus grand bien du pays », a déclaré l'ex premier ministre a.i Claude Joseph.
Selon Claude Joseph, le premier mandataire de la nation était d'une sensibilité extrême pour les masses populaires et une très grande proximité avec la classe travailleuse. Pour lui, la population en pleurs réclame à juste titre justice pour Jovenel Moïse.
Tout comme le conseilller de Jovenel Moïse, Guichard Doré, le ministre des affaires étrangères dans le gouvernement d'Ariel Henry indique que « désormais il y a le Jovenelisme qui prend forme ». « Ils ont tué Jovenel mais ils ne peuvent pas tuer le jovenelisme. C'est une idée, le courage, la détermination de combattre les oligarques de ce pays », a indiqué M. Claude Joseph.
Le premier ministre Ariel Henry qui devrait être installé, mardi 20 juillet, dans une courte déclaration à la presse fait savoir que « la population est en tristesse et en deuil et qu'il faut nous rassembler ». En sortant du MUPANAH, le premier ministre ajoute qu' « (on travaille) pour trouver les auteurs et les acteurs (de l'assassinat du président Jovenel Moïse) pour les amener à la justice ».
Le sénateur Pierre François Sildor qui s'est prononcé en cette cérémonie a tenu à saluer le départ de Jovenel Moïse à travers un texte qu’il a écrit, titré « J’ai rien compris ». Selon lui, le président « a été abandonné par ses soldats, et que son armée a capitulé ». Le chef du Cabinet de l’ex président de son côté, en larmes, déclare que « Jovenel Moïse s'est offert en holocauste pour debarrasser le pays des griffes des oligarques ». « Le chef de l'État a été torturé, mutilé pour avoir voulu défier le système », indique M. Nahomme Dorvil.
L'ancien ministre de l'éducation et de la formation professionnelle, Pierre Josué Agenor Cadet et ainsi que l'ancienne ministre à la condition féminine, Marie Ghislaine Monpremier, ont également pris la parole à l'occasion pour louer le courage et la bravoure du chef de l'État et témoigner de leur cordiale relation avec Jovenel Moïse.
Les funérailles du président de la république Jovenel Moïse assassiné sont prévues pour le 23 juillet, au Cap-Haïtien. Pour l'instant la police nationale d'Haïti qui a déjà procédé à l'arrestation de plusieurs Colombiens, d'Américains et Haïtiens qui auraient participé à l'assassinat du président. Plusieurs avis de recherche ont été lancés contre d’autres personnalités dont l’ex sénateur John Joel Joseph et l’homme d’affaires Rodolph Jaar dans le cadre de l’enquête ouverte sur cet assassinat.
Par: Juhakenson Blaise
- Log in to post comments


