Le responsable de la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), Fréderic Leconte a conclu que les agents devant assurer la sécurité du président de la république Jovenel Moïse ont manqué à leurs engagements. Lors d’une conférence de presse donnée par le premier ministre Dr Claude joseph sur l’état d’avancement de l’enquête ce vendredi 16 juillet, Fréderic Leconte a eu à éclaircir certains points d’ombre dans l’assassinat du chef d’Etat Jovenel Moïse.
Beaucoup de zones d’ombre jusqu’à présent autour des circonstances de l’assassinat du président Jovenel Moïse chez lui, à pèlerin 5, attaque au cours de laquelle la première dame Martine est sortie grièvement blessée. Ce vendredi, pour la première fois, le conseil supérieur de la police nationale a accepté de répondre aux questions des journalistes.
« Le fait s’est déroulé aux environs de 1h à 2h du matin », explique le directeur de la DCPJ Frédéric Leconte qui confirme qu’il y avait un manque d’engagement selon les rapports de l’enquête. « C’est pour cela que l'inspection générale a ouvert une enquête administrative », indique Mr Leconte qui confie que plusieurs mesures conservatoires ont été émises aux agents, responsables de la sécurité du président à ce moment.
Durant l’attaque armée, la première dame Martine Moïse a, elle aussi, été touchée de plusieurs projectiles. Frédéric Leconte assure que des agents de la police nationale d’Haïti ont porté secours à la première dame de la république. « Cette équipe l'a accompagnée jusqu’à l’hôpital », révèle le directeur central de la police judiciaire, une façon de couper aux rumeurs selon lesquelles elle aurait été emmenée à l’hôpital par des Colombiens.
La police nationale d’Haïti a par ailleurs annoncé avoir mis en isolement un nouveau policier portant le bilan à 5 policiers en isolement. Les responsables de la PNH se disent mobilisés à fin de faire la lumière sur ce l’assassinat du président Jovenel Moïse.
Par : Daniel Zéphyr
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