PubGazetteHaiti202005

A l’approche du 7 février 2021, la FND appelle à la poursuite de la mobilisations et annone pour bientôt la présentation d’une proposition commune pour la transition

Le FND en conférence de presse

Lors d’une conférence de presse donnée ce mardi 19 janvier 2021 dans les jardins de radio Kyskeya, la structure politique, Force Nationale pour la Démocratie (FND), dont l’ex député Serge Jean Louis est le coordonnateur national, a appelé la population à participer massivement à la manifestation prévue devant l’ambassade américaine mercredi 20 janvier prochain et annonce pour bientôt la présentation d’une proposition commune entre tous les partis de l’opposition pour l’après Jovenel.

A l’approche du 7 février 2021, date qui, selon des partis politiques de l’opposition et de groupes de la société, devrait marquer la fin du mandat de Jovenel Moise conformément à l’article 134-2 de la constitution de 1987, l’opposition plurielle multiplie les démarches en vue de forcer Jovenel Moïse à quitter le pouvoir au plus tard le 7 février prochain alors que Jovenel Moïse quant à lui ainsi que ses partisans persistent et signent que son mandat arrivera à terme le 7 février 2022. 

De l’avis du professeur Victor Benoit, membre de la FND, cette structure créée au mois de novembre de l’année dernière et qui regroupe près d’une vingtaine de partis politiques, d’organisations de bases et d’organisations de la société civile, il faut de l’unité au sein de l’opposition pour arriver à chasser Jovenel Moïse du palais national. A cet effet, il informe que des lettres ont été envoyées à tous les partis politiques de l’opposition en vue de les sensibiliser sur la nécessité de publier une proposition commune pour l’après Jovenel. Il rapporte que tous les partis de l’opposition se sont mis d’accord sur le fait que le mandat de Jovenel Moïse prendra fin le 7 février 2021 et que c’est à travers la mobilisation qu’ils arriveront à forcer Jovenel à quitter le pouvoir.

Dans son intervention, l’ancien député Antoine Rodon Bien Aimé quant à lui, a invité la population haïtienne à se réveiller et demande aux pays amis d’Haïti de faire comprendre à Jovenel Moïse que son mandat prend bel et bien fin le 7 février 2021, soit un an après la fin du mandat de 4 ans des députés de la 50 législature.

Les partis de l’opposition sont en ordre de bataille. Pour eux, Jovenel Moïse doit inévitablement quitter le pouvoir le 7 février 2021, pour confier le pays à une transition dite, de rupture.

L’ancien député de Thiotte, Vikerson Garnier, pour sa part a insisté sur le fait que cette transition de rupture aura la mission de changer le système politique en place et remettre le pays sur les rails de la démocratie. Selon lui, avant le 7 février 2021 une commission nommée, « commission nationale de transition » sera mise sur pied. Celle-ci aura la mission d’analyser les différentes propositions des partis de l’opposition. Aussi, a-t-il rapporté, un organe de contrôle de la transition sera mis sur pied. Ce dernier qui sera composé de représentants des dix départements géographiques du pays aura la mission de veiller sur la bonne marche de la transition, avec pour obligation d’organiser les élections générales, la réalisation des divers procès, dont le procès petrocaribe et la réalisation de la conférence nationale. 

Par ailleurs, Serge Jean Louis, coordonnateur national du FND, a appelé la population à garder le flambeau de la mobilisation allumée. Il invite la population dans son ensemble à prendre part à la mobilisation prévue devant l’ambassade américaine mercredi 20 janvier 2021, à la date de l’investiture de Joe Biden aux États-Unis, dans le but d’envoyer un signal clair à l’administration Biden pour exiger la fin du support de la communauté internationale et des États-Unis en particulier « au régime de Jovenel Moïse accusé de corruption et de massacre sur la population civile ».

 

 

 

Par Kervens Adam PAUL

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