PubGazetteHaiti202005

Antonio Guterres: « Il faut de toute urgence déployer une force armée spécialisée internationale en Haïti »

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Dans un rapport rédigé le 17 janvier et rendu public ce lundi 23 janvier 2023, le Secrétaire général de l’organisation des Nations Unies (ONU) a peint un tableau sombre de la situation en Haïti sur les plans social, politique et économique. Dans la foulée, Antonio Guterres demande encore une fois le déploiement de toute urgence d’une force armée spécialisée internationale en Haïti.



La question du déploiement d’une force militaire étrangère en Haïti revient sur le tapis. Cette fois-ci, c’est le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies Antonio Guterres qui relance la question en réaffirmant sa position pour le déploiement de toute urgence d’une force armée spécialisée internationale en Haïti dans un rapport rendu public ce vendredi.



« Bien que le blocage du terminal pétrolier de Varreux ait pris fin, je réaffirme qu’il faut de toute urgence déployer une force armée spécialisée internationale, comme je l’ai expliqué dans la lettre que j’ai adressée le 8 octobre au Président du Conseil de sécurité », écrit le secrétaire général dans ce rapport.



Antonio Guterres estime qu’à l’heure où l’opinion publique salue largement les avancées relatives aux mesures de sanctions imposées par le Conseil, il faut rétablir l’état de droit afin que le peuple haïtien puisse exercer ses droits politiques et civils, notamment le droit de voter en toute sécurité lors d’une élection générale. « Il est vital que les routes principales et les installations essentielles restent accessibles pour que l’État soit à même de fonctionner et de protéger les Haïtiens et les Haïtiennes de sorte qu’ils puissent vivre leur vie en toute sécurité », dit-il.



Cette déclaration du Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies survient quelques jours après que l’ambassadeur du Canada aux Nations Unies Bob Rae ait jugé qu’une intervention étrangère en Haïti n’apporterait pas les résultats escomptés.





« Une intervention militaire majeure en Haïti n'aurait pas d'impact durable », selon Bob Rae, l'ambassadeur du Canada aux Nations unies. Il affirme, en effet, qu’une intervention militaire étrangère en Haïti aurait peu d'impact à long terme et que les discussions se poursuivent afin de déterminer l'aide qu'Ottawa et ses alliés pourraient offrir pour ramener la paix dans le pays.







Le diplomate soutient qu'entre 1990 et 2000 l'ONU est intervenue militairement plusieurs fois en Haïti, mais cela n'a pas contribué à une stabilité durable. « Nous devons admettre qu'il y a eu une histoire de ce que j'appellerais des interventions militaires à grande échelle qui n'ont pas fonctionné », a déclaré M. Rae.

Si la piste canadienne est refroidie, aucune alternative ne semble être à l’ordre du jour. Aucun pays ne souhaiterait prendre les rênes d’une force militaire étrangère en Haïti. Toutefois, Guterres ne cesse de demander une force pour Haïti.



Ce rapport du Secrétaire Général Antonio Guterres met à nu le pays sur les plans social, politique et économique. L’ONU juge important un sursaut afin d’ôter Haïti du marasme dans lequel il se trouve. Tout en saluant les sanctions prises par différents pays, l’ONU renouvelle son engagement à Haïti tant au niveau social que politique.



 

 

Par : Daniel Zéphyr

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