Alors que le gouvernement s’apprête à procéder, ce vendredi 5 juin 2026, à l’installation de Uder Antoine au poste de directeur général du Conseil Électoral Provisoire (CEP), l’institution électorale tente visiblement d’éviter une rupture définitive avec l’Exécutif. Dans une correspondance adressée au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé ce 4 juin, le président du CEP, Jacques Desrosiers, sollicite une rencontre afin de discuter des divergences qui opposent les deux parties.
C’est le tout nouveau développement dans la tension qui règne entre l’Éxecutif et le Conseil Électoral Provisoire. Une tension marquée par l’adoption du nouveau décret électoral en Conseil des ministres, la publication de l’arrêté nommant Uder Antoine directeur général du CEP et la décision du Conseil de résilier, avec effet immédiat, son contrat de directeur exécutif.
Dans cette lettre datée du 4 juin 2026, Jacques Desrosiers révèle avoir été informé, le 3 juin, aux environs de huit heures du soir, par le secrétaire général de la Primature de la décision du gouvernement de procéder à l’installation d’un directeur général au sein du CEP le vendredi 5 mars.
Le président du Conseil rappelle que l’institution s’est toujours opposée à la création et à l’installation d’un directeur général à la tête de l’organisme électoral. Selon lui, cette position a été défendue aussi bien auprès de l’ancien Conseil présidentiel de transition (CPT) qu’auprès du gouvernement actuel.
Dans sa correspondance, Jacques Desrosiers reconnaît l’existence d’un profond désaccord entre le CEP et l’Exécutif sur cette question. Toutefois, il estime que cette divergence ne doit pas conduire à une confrontation institutionnelle susceptible d’aggraver davantage la crise que traverse déjà le pays.
« Ce profond désaccord est sur le point de plonger le pays encore plus dans la crise », alerte le président du CEP, tout en soulignant qu’il est de la responsabilité du gouvernement et du Conseil électoral de travailler ensemble afin d’éviter une détérioration de la situation nationale.
Au nom des conseillers électoraux, Jacques Desrosiers sollicite ainsi une rencontre avec le chef du gouvernement dans l’objectif de discuter des points de désaccord qui opposent les deux institutions. Il affirme que cette initiative vise à éviter toute confrontation entre le CEP et le gouvernement, une situation qui, selon lui, ne serait bénéfique ni pour le processus électoral ni pour la Nation.
Pour l’instant, la rédaction n’est pas en mesure de préciser si suite a été donnée à cette correspondance.
Par: Daniel Zéphyr
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