La deuxième journée de grève lancée par les syndicats de transport et supportée par l'opposition contre l’insécurité et le pour le respect de la constitution est marquée par un violent affrontement entre les forces de l’ordre et un groupe de militants rassemblés au Champs de Mars. La police lance du gaz lacrimogène et tire des rafales d'armes automatiques pour disperser les militants qui réclament la démission de Jovenel Moïse.

La nouvelle structure "Ayiti pap Peri" que dirige l'ancien sénateur du nord-est, Ronald Larêche, rejoint l'opposition et exige le respect de la constitution haïtienne de 1987 amendée.

L’ancien sénateur Serge Gilles et fondateur du parti Fusion est mort à l'âge de 85 ans dans la soirée du lundi 1er février 2021 à l’hôpital de Canapé-vert.  Après son compagnon de lutte Anthony Barbier la semaine dernière, cette semaine, la classe politique du pays vient de perdre l'un de ses illustres leaders gauche. 

L'Église Catholique emboîte le pas à la Fédération des Barreaux d’Haïti, en demandant au président Jovenel Moise de quitter le pouvoir le 7 février 2021. Dans un message publié, ce mardi, la Conférence Épiscopale d’Haïti fait également un appel au dialogue en vue de trouver un consensus sur la crise politique actuelle.
 

Le secteur démocratique et populaire s’est adressé par voie épistolaire à un ensemble d’organisations nationales et internationales pour attirer leur attention « sur les actes de violations systématiques des droits humains perpétrés par le pouvoir du Président Jovenel MOÏSE sur les citoyens haïtiens et plus particulièrement sur ses opposants politiques ». De plus, ces lettres rappellent la fin du mandat présidentiel pour le 7 février prochain.

 

Le président du tiers du Sénat, Joseph Lambert, qui tente à tout prix depuis son élection de ressusciter un corps dysfonctionnel, veut passer de la parole aux actes. Selon une note du Sénat dont notre rédaction a reçu copie le dimanche 31 janvier 2020, l’animal politique annonce avoir lancé officiellement « le grand dialogue national ». Une décision venue après deux semaines de rencontres avec des acteurs nationaux et internationaux.
 

Par le biais des réseaux sociaux, le président de la république Jovenel Moïse s’est adressé à la population ce lundi 1er février 2021 dans sa série de live dénommée « Ti kozri ak pep la ». A travers cette intervention, plusieurs sujets ont été abordés. Il en a profité pour réitérer tout aussi sa volonté de rester au pouvoir jusqu’au 7 février 2022.
 


Comme l’a annoncé la Confédération des Travailleurs haïtiens (CTH) et la Confédération des travailleurs.euses des Secteurs publics et privé (CTSP) et Collectif des Syndicats haïtiens pour le Respect de la Constitution de 1987 (COSHARCO), la journée de grève totale en date du 1er et 2 février se veut « une réponse face au climat d’insécurité, d’instabilité et d’appauvrissement qui gangrène le pays ».
 

Au total 37 points ont été définis pour la gouvernance de la transition de rupture. Une Commission Nationale pour la mise en place de la Transition (CNT) de 15 membres sera constituée afin de choisir le successeur de Jovenel Moïse au Palais national et des membres du gouvernement de rupture. À l'instar de ladite commission, les protagonistes se sont convenus pour créer un organe de contrôle de la Transition (OCT).

Le mandat constitutionnel du président Jovenel Moise prend fin le 7 février en cours, selon une analyse de la Fédération des Barreaux d’Haïti, FBH, présentée dans une résolution adoptée le 30 janvier dernier titrée : « Résolution 2021-01, portant sur la crise institutionnelle et la fin du mandat présidentiel ». Une position qui se base sur l’interprétation que se font les membres de la FBH des articles 134.1 et 134.2 de la Constitution par rapport aux dernières élections, selon la Résolution.

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