La deuxième journée de grève lancée par les syndicats de transport et supportée par l'opposition contre l’insécurité et le pour le respect de la constitution est marquée par un violent affrontement entre les forces de l’ordre et un groupe de militants rassemblés au Champs de Mars. La police lance du gaz lacrimogène et tire des rafales d'armes automatiques pour disperser les militants qui réclament la démission de Jovenel Moïse. Ces derniers visiblement déterminés continuent de tenir tête aux agents de la PNH depuis des heures en lançant des pierres et des tessons de bouteille en leur direction. Au moment d'écrire cet article, les affrontements se aont poursuivis mais aucune victime n'est encore dénombrée.
En effet, la deuxième journée de grève paralyse pour une seconde fois toutes les activités dans la zone métropolitaine. Les écoles, les universités, les banques, la plupart des pompes à essence, les bureaux de transfert ont gardé leurs portes fermées. Ce mardi encore, la circulation automobile et l’administration publique sont restées paralysées.

Très tôt dans la matinée certains habitants de San-fil ont barricadé la route menant habituellement à Delmas et à la route de l'Aéroport. La situation restait inchangée dans cette zone tout le long de cette journée de « grève contre l'insécurité et pour forcer Jovenel Moïse à respecter la constitution en quittant le pouvoir le 7 février 2021 ».
Des pneus enflammés ont été déposés sur la chaussée à la rue Montalais. Non loin du Musée du Panthéon National Haïtien (MUPANAH), les militants ont bloqué la route par des branches d'arbres et de pierres empêchant l'accès même aux chauffeurs de taxi-motos.
De Nazon à la route de Delmas, le mot d'ordre de la grève est maintenu pour ce 2 février. Si à Delmas 33, certaines camionnettes sont stationnées donnant l'impression que tout est à la normale, par contre le transport en commun est toujours au point mort. Tout au long de la route de Delmas, il y a les carcasses de pneus enflammés. De loin, on peut sentir l'odeur des caoutchoucs.
À Petion-Ville la grève a moins de conséquences sur le transport et le commerce informel. Les bamques, les écoles et les magasins ont fermé leurs portes pour la plupart tandis que des boutiques de prêt-à-porter ouvrent leurs portes. Des vendeurs des produits cosmétiques et des fruits ont fonctionné. Les marchés "Télélè" et "Kokoye" sont bondés de personnes. Marchands et clients s'entremêlent.
Si dans le Centre ville de Port-au-prince la circulation est restée paralysée, le centre de Petion-Ville et les autres zones avoisinantes, la circulation se fait timidement.
Entretemps, si les protestataires exigent le départ du président de la république Jovenel Moïse à la date du 7 février 2021 qui marque, selon eux et quasiment tous les secteurs, la fin constitutionnelle de son mandat, le chef de l'État dans une adresse à la nation, le lundi 1e février, réaffirme que son quinquennat prendra fin le 7 février 2022.
Par Gazette Haiti
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