Le secteur démocratique et populaire s’est adressé par voie épistolaire à un ensemble d’organisations nationales et internationales pour attirer leur attention « sur les actes de violations systématiques des droits humains perpétrés par le pouvoir du Président Jovenel MOÏSE sur les citoyens haïtiens et plus particulièrement sur ses opposants politiques ». De plus, ces lettres rappellent la fin du mandat présidentiel pour le 7 février prochain.
Environ une douzaine de lettres a été acheminée à des responsables de plusieurs organisations nationales et internationales telles : la New England Human Rights Organization (NEHRO), la Nonciature Apostolique du Saint-Siège en Haïti, le Bureau Intégré des Nations-Unies en Haïti (BINUH), la Plateforme des Organisations Humains (POHDH). Le Haut-Commissariat des Nations-Unies aux Droits de l’Homme (HCDH), la Plateforme Religions pour la Paix, le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH), la Secrétairerie d’État Américain, l’Assemblée Nationale du Québec, le Parlement Européen et la Chambre des Représentants des États-Unis.
Ces correspondances s’inscrivent dans la démarche du secteur démocratique et populaire d’inviter ces organismes nationaux et internationaux à jeter un coup d’œil « sur les actes de violation des droits humains commis par le pouvoir en place à l’égard des citoyens haïtiens plus particulièrement contre ses opposants politiques ». De plus, cette démarche a pour but de rappeler à ces organismes « la date de la fin du mandat présidentiel de Jovenel Moïse, le 7 février 2021 prochain ».
Une liste non-exhaustive des actes de violations commis
Dans ces lettres signées Ing. Marjory MICHEL, Me. André Michel et l’ex Député Ulrick ST CYR, le secteur démocratique et populaire a pris le soin de notifier à ces organisations « un ensemble de violations commises par le pouvoir de Jovenel Moïse spécifiquement contre des opposants politiques ». « Depuis l’avènement de Jovenel Moïse au pouvoir, l’exercice des libertés individuelles et les droits des citoyens d’exprimer librement leurs opinions politiques garantis tant par la Constitution que par les conventions internationales ont toujours été manifestement violés par le régime en place. Cette pratique du gouvernement de Jovenel MOÏSE a atteint son paroxysme à partir du renvoi du Parlement par ce dernier en janvier 2020 pour s’ériger en seul maître et seigneur de la République. Nous en avons pour preuve l’adoption de divers décrets liberticides, la mise en place d’un système de terreur à travers des gangs armés bénéficiant de la protection du pouvoir exécutif, la poursuite des massacres dans les quartiers populaires hostiles au régime, la répression dans le sang de toutes les manifestations pacifiques organisées par l’opposition politique, les arrestations arbitraires et illégales des opposants politiques dont celle du Sénateur Nènel CASSY et de plusieurs militants politiques à Miragoâne, à Petit-Goâve et à Port-au-Prince, le 21 janvier en cours », a souligné la lettre.
Rappel de la fin du mandat présidentiel
Cette correspondance de plus de 5 paragraphes fait référence aussi à la date de la fin du mandat présidentiel de Jovenel Moïse qu’elle estime pour le 7 février 2021 prochain en vertu des prescrits de la constitution 1987 amendée. Cette dernière informe aussi une mobilisation générale de la population haïtienne pour le strict respect de la loi-mère du pays. « Le peuple haïtien, mécontent de la volonté de Jovenel Moïse de garder le pouvoir au-delà de cette date constitutionnelle, entend continuer à faire entendre sa voix pour exiger le respect de la Constitution. Dans cette perspective, il est déjà déclaré la mobilisation générale à travers tout le pays », a avancé la correspondance.
Tout en s’appuyant sur leur indéfectible engagement, le secteur démocratique et populaire a appelé ces organisations de droits humains à continuer leurs prises de position, de protection et de défense des droits du peuple haïtien par leur présence vigilante, en déléguant des observateurs nationaux et internationaux sur tout le territoire, aux cours des prochaines mobilisations populaires annoncées.
Rappelons que l'Eglise Catholique vient de fixer sa pisition quant à la fin du mandat de Jovenel Moïse. Les Evêques d'Haiti ont appelé le locataire du Palais National à appliquer la constitution pour lui tel qu'il l'avait fait pour les sénateurs et députés.
Par Daniel Zéphyr
- Log in to post comments


