L'Église Catholique emboîte le pas à la Fédération des Barreaux d’Haïti, en demandant au président Jovenel Moise de quitter le pouvoir le 7 février 2021. Dans un message publié, ce mardi, la Conférence Épiscopale d’Haïti fait également un appel au dialogue en vue de trouver un consensus sur la crise politique actuelle.
 

Le secteur démocratique et populaire s’est adressé par voie épistolaire à un ensemble d’organisations nationales et internationales pour attirer leur attention « sur les actes de violations systématiques des droits humains perpétrés par le pouvoir du Président Jovenel MOÏSE sur les citoyens haïtiens et plus particulièrement sur ses opposants politiques ». De plus, ces lettres rappellent la fin du mandat présidentiel pour le 7 février prochain.

 

Le président du tiers du Sénat, Joseph Lambert, qui tente à tout prix depuis son élection de ressusciter un corps dysfonctionnel, veut passer de la parole aux actes. Selon une note du Sénat dont notre rédaction a reçu copie le dimanche 31 janvier 2020, l’animal politique annonce avoir lancé officiellement « le grand dialogue national ». Une décision venue après deux semaines de rencontres avec des acteurs nationaux et internationaux.
 

Par le biais des réseaux sociaux, le président de la république Jovenel Moïse s’est adressé à la population ce lundi 1er février 2021 dans sa série de live dénommée « Ti kozri ak pep la ». A travers cette intervention, plusieurs sujets ont été abordés. Il en a profité pour réitérer tout aussi sa volonté de rester au pouvoir jusqu’au 7 février 2022.
 


Comme l’a annoncé la Confédération des Travailleurs haïtiens (CTH) et la Confédération des travailleurs.euses des Secteurs publics et privé (CTSP) et Collectif des Syndicats haïtiens pour le Respect de la Constitution de 1987 (COSHARCO), la journée de grève totale en date du 1er et 2 février se veut « une réponse face au climat d’insécurité, d’instabilité et d’appauvrissement qui gangrène le pays ».
 

Au total 37 points ont été définis pour la gouvernance de la transition de rupture. Une Commission Nationale pour la mise en place de la Transition (CNT) de 15 membres sera constituée afin de choisir le successeur de Jovenel Moïse au Palais national et des membres du gouvernement de rupture. À l'instar de ladite commission, les protagonistes se sont convenus pour créer un organe de contrôle de la Transition (OCT).

Le mandat constitutionnel du président Jovenel Moise prend fin le 7 février en cours, selon une analyse de la Fédération des Barreaux d’Haïti, FBH, présentée dans une résolution adoptée le 30 janvier dernier titrée : « Résolution 2021-01, portant sur la crise institutionnelle et la fin du mandat présidentiel ». Une position qui se base sur l’interprétation que se font les membres de la FBH des articles 134.1 et 134.2 de la Constitution par rapport aux dernières élections, selon la Résolution.

La grève lancée contre l’insécurité et pour le respect de la constitution par des organisations syndicales et appuyée par l’opposition est largement suivie dans la zone métropolitaine selon les premières observations faites par nos reporters qui ont sillonné les rues depuis tôt ce matin. A Pétion Ville, Delmas, Bourdon, Lalue, Frères, route de l’Aéroport, Canapé vert et au centre ville les activités sont au point mort. Les activités scolaires, le transport en commun, le commerce sont totalement paralysés.

Comme prévu par les dirigeants de l'opposition, une journée de mobilisation a été tenue ce dimanche 31 janvier 2021 dans les rues de Port-au-Prince pour exiger le respect de l'article 134-2 de la constitution qui fixe, selon l'opposition, la fin du mandat de Jovenel Moïse au 7 février 2021.

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