La grève lancée contre l’insécurité et pour le respect de la constitution par des organisations syndicales et appuyée par l’opposition est largement suivie dans la zone métropolitaine selon les premières observations faites par nos reporters qui ont sillonné les rues depuis tôt ce matin. A Pétion Ville, Delmas, Bourdon, Lalue, Frères, route de l’Aéroport, Canapé vert et au centre ville les activités sont au point mort. Les activités scolaires, le transport en commun, le commerce sont totalement paralysés. L’administration publique ouvre ses portes mais les employés répondent aux abonnés absents. Seulement quelques rares véhicules privés e des taxis motos sont remarqués sur les différents artères.
Les banques, les bureaux de transfert fermés. Il est en de même pour la plupart des industries de la Sonapi. Les ouvriers n'y ont pas mis les pieds. L'Ambassade américaine ouvre par contre ses portes pour recevoir des gens ayant eu un rendez-vous. Une longue file a été remarquée devant l'entrée.
A Nazon et au centre ville des barricades de pneus enflammés ont été ériges, notamment dans l’air du Champs de Mars.
Tout un ensemble d’initiatives est lancé cette semaine pour contraindre le président Jovenel Moïse à quitter le pouvoir le 7 février considéré selon l’opposition et divers secteurs comme la date de la fin de son mandat, conformément à la constitution en son article 134-2. Le pouvoir de son côté rejette cette idée arguant que le quinquennat du chef de l’Etat est de 5 ans et qu’il doit prendre fin le 7 février 2022 évoquant l’article 134-1 .
Hier dimanche, des partis politiques de l’opposition ont finalement paraphé un accord dans lequel, une alternative au départ du président Jovenel Moïse est proposée.
Le chef de l'Etat doit s'adresser en live à la nation ce lundi 1er février 2021 via les réseaux sociaux. Sur son compte Twitter, Jovenel Moïse annonce qu’il abordera « les points suivants: Carte d’identification nationale, élections, sécurité et énergie ».
Par Gazette Haïti
- Log in to post comments


