En partenariat avec l'association culturelle Café-Philo des Nippes, l'université publique des Nippes (UPNip), l'organisation « Conter mémoire » a organisé, à Miragoâne, sa première édition du festival culturel baptisé « Tras ak mémwa » sou le label de « Pa bliye sonje ».
Durant 4 jours, la ville de Fernand Hibbert, Miragoâne, était le centre de la mémoire culturelle et historique du pays, avec une pléiade d'activités visant à conter la mémoire haïtienne au monde entier et à la population Nippoise en particulier afin qu’ils puissent (pa bliye sonje).
Du mercredi 15 décembre dernier à ce samedi 18 décembre, les locaux de café Philo des Nippes, de l'université publique des Nippes, de la bibliothèque « Limyè demen » de Chalon et de la place publique Fernand Hibbert de Miragoâne étaient le centre d'intérêt de toute une population en quête de « Traces et Mémoires ».
Jeunes et vieux, ils ont défilé, par centaines, pour participer aux conférence-débats, aux projections de documentaires et aux jeux traditionnels qui sont, aujourd'hui, en voie de disparition dans le pays.
Après son lancement officiel mercredi 15 à l'université publique des Nippes, en présence du recteur de l'UPNip, le Rev père Yves Voltaire, le festival a pris la direction de café Philo des Nippes, dans la soirée, pour une « audition-débat » intitulée : « crier dans le désert de Rick De l'île », animée par le professeur Erickson Jeudy, l'initiateur de projet « conter Mémoire », devant un public sélect.
Le lendemain jeudi, dans l'après-midi, le sociologue Claude Edouard a présenté une conférence débat très houleuse à Sweet Garden autour du Thème : « le cadre social de la mémoire : de la construction de la mémoire collective à Miragoâne: la figure de Fernand Hilbert », en présence d'un public fait d'étudiants des différentes universités de la ville.
Le vendredi 17 décembre, l'UPNip et la bibliothèque (Limyè Demen) de chalon étaient le point de focus des activités avec la projection du film mexicain titré « Guerrero »
de Ludovic Bonleux, dans lequel on a raconté les pratiques des gangs armés mexicains qui sont similaires à celles que nous vivons à présent en Haïti. Quelques heures, plus tard, le public a participé à la grande causerie animée par le sociologue, Dr Berthony Pierre Louis autour du Thème : « mémoire et dictature : rép(a)encer les blessures ».
Cerise sur le gâteau, c'est cette grande activité de jeux traditionnels, tels : jeux de cartes, de dominos, de cordes , de billes, de marelle et la prestation d'un groupe Troubadour venant de Martissant, pour clôturer le festival, organisée ce vendredi 18 décembre, dans la soirée, sur la place publique Fernand Hibbert, Desruisseaux, de Miragoâne.
Satisfaits, les participants et organisateurs n'ont pas caché leur joie à Gazette Haïti.
Selon le professeur Erickson Jeudy, le coordonnateur de Conter Mémoire, en dépit de difficultés rencontrées, la première édition du festival « Tras ak Memwa » dans les Nippes était une réussite vu l'engouement des différents participants qui ne cessent, dit-il, de demander la date de la prochaine édition.
Miragoâne, cette ville en pleine expansion culturelle avec la présence des opérateurs comme « café Philo » et « conter Mémoire », était le centre de tous les regards cette semaine puisque l'activité a été relayée en France, au Mexique et au niveau des médias nationaux et locaux.
Par: James Jean Louis
jameslouin86@gmail.com
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