PubGazetteHaiti202005

Journée internationale des migrants: le GARR exige de la protection pour les immigrants haïtiens 

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Le Groupe d'appui aux rapatriés et aux réfugiés (GARR) a donné une conférence de presse ce vendredi 17 décembre 2021, à Bourdon, pour donner une idée de la situation des migrants haïtiens en République dominicaine et dans quelques autres pays de la région. Le responsable de communication du GARR, Mike Joseph Lysias,  dénonçant le rapatriement des Haïtiens par la République dominicaine appelle au respect des lois internationales sur la migration.

« 500 000 migrants sont présents sur le territoire dominicain. En 2020, il est recensé 237 000 migrants haïtiens au Chili et 143 000 au Brésil. Plus de 700 000 migrants haïtiens aux États-unis et plus de 100 000 au Canada, rapporte la Radio Canada », tels des chiffres donnant une idée des Haïtiens ayant laissé le pays, selon le GARR.

Mike Joseph Lysias explique dans la foulée que l'insécurité est aujourd'hui, entre autres, une des causes ayant forcé « plusieurs Haïtiens à laisser le pays vers l’Amérique du Nord, l’Europe, la République dominicaine et des fois sans papiers à la recherche d'une vie meilleure ».

Tous ces migrants sont aujourd’hui confrontés à un ensemble de difficultés. Le GARR dénonce en ce sens les mauvais traitements réservés aux immigrants haïtiens dans ces pays. « D'abord, les Haïtiens sont victimes de discrimination en fonction de la couleur de leur peau, et également en fonction de la situation migratoire faute de papiers. Ils sont ainsi sujets à toute sorte de violations de leur droits », déplore le responsable de communication du GARR, Joseph Mike Lysias.

« Un migrant a des droits même étant sur un territoire étranger », déclare M. Lysias qui condamne le fait que les autorités dominicaines séparent des membres d'une même famille haïtienne lors des rapatriements.

Présentant la situation des migrants haïtiens, le groupe d'appui aux rapatriés et aux réfugiés dénonce en outre les agents migratoires dominicains qui font du rapatriement des Haïtiens une affaire marchande, en abusant d’eux. « Les agents soutirent de l'argent et d'objets de valeur aux Haïtiens capturés en échange de leur libération. Et le lendemain ces mêmes agents vont capturer les mêmes migrants pour une fois de plus les soutirer de l'argent », explique M. Lysias qui dit condamner cette pratique. 

Ainsi, à la vielle de la journée internationale des migrants le 18 décembre, le GARR demande « à l'État haïtien de: mettre en place des programmes sociaux pour assister les couches défavorisées car généralement ce sont elles qui laissent le pays sans documents adéquats; rétablir la sécurité en vue de la création d'emplois; favoriser l'accès aux services sociaux de base aux citoyens haïtiens, et mettre sur pied un programme de réinsertion pour les migrants refoulés ».

Parallèlement, Joseph Mike Lysias demande « aux autorités de ces pays étrangers de donner protection aux immigrants haitiens et de les traiter avec humanité et dignité, et enfin de respecter les lois internationales relatives aux droirs des migrants ».

 

 

 

Par: Juhakenson Blaise

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