PubGazetteHaiti202005

Des étudiants diplômés de l'École Normale Supérieure (ENS) continuent de réclamer leur lettre de nomination 

Credit photo: Stanley LOUIS

Des étudiants des promotions 2013-2017 et 2014-2018 de l'École Normale Supérieure (ENS) ont donné une conférence de presse, le lundi 9 aout 2021, « pour recommencer les pourparlers sur la question de la nomination des étudiants diplômés de l'École Normale Supérieure ». Ils exigent non seulement les lettres de nomination, mais aussi des travaux d'audit au ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle (MENFP) et une bonne gestion du fond FNE.

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Intégrer des personnes formées et qualifiées dans les lycées et dans le système éducatif, selon l’étudiant Jean Daniel Étienne « c'est se séparer des personnes malhonnêtes et corrompues pour enfin atteindre le développement du capital humain ».

« Les étudiants de l'ENS, diplômés et qui ont terminé leur stage, demandent à la nouvelle ministre de l'éducation nationale d'Haïti et de la formation professionnelle, Marie Lucie Joseph de faire parvenir au plus vite les lettres de nomination des étudiants », déclare Jean Daniel Étienne, étudiant finissant en sciences sociales.

Selon Étienne, « Marie Lucie Joseph doit faire preuve de devoir de mémoire à l'égard de l'ENS commme ancienne étudiante, et doit respecter ses déclarations lors de sa prise en fonction concernant la revalorisation de la profession de l'enseignant en passant par l'intégration des personnes qualifiées ».

Jean Daniel Étienne croit que la ministre doit envoyer des signaux clairs, ce, « par la nomination des promotions qui ont terminé leur stage ». Selon lui, elle doit également revoir l'accord passé entre ENS et MENFP, stipulant : « une fois qu'une promotion termine le cursus académique, elle intègre automatiquement le système éducatif haïtien pour aller former les élèves du pays ».

L’étudiant demande par ailleurs que « des travaux d'audit soient effectués dans le MENFP pour éviter le gaspillage des fonds de l'État ». Il exige une bonne gestion du fonds national de l’éducation (FNE) pour la construction des écoles publiques et la mise en place de meilleurs programmes éducatifs dans le pays ».

 

 

Par: Juhakenson Blaise

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