PubGazetteHaiti202005

Projet d'une nouvelle constitution, la structure ANN KANPE de l'UEH se lance dans le débat.

Victor Benoît, Conferencier.


Le regroupement des étudiants dénommé ANN KANPE de l'INAGHEI a organisé ce mercredi 10 mars à l’enceinte de ladite faculté une conférence-débat sur la question de l’amendement et la réforme de la constitution. Plusieurs personnalités du corps professoral de l'UEH dont Victor Benoît et Georges Eddy Lucien sont intervenus dans le cadre de cette activité, ayant pour thème
 
Ant Amandman, refòm ak Aplikasyon, kisa nou dwe fè ak konstitisyon 29 mas 1987 la?. 
 
Selon le professeur Victor Benoit, il serait mieux de parler de la révision constitutionnelle à la place du projet de la nouvelle constitution. Selon lui, l’existence du parlement est nécessaire pour la révision de la constitution. Et cela peut se faire suivant le type de la constitution en question, dit-il.
 
Dans son intervention, le professeur a établi tout un ensemble de démarches à entreprendre pour procéder à la révision de la constitution dans un État unitaire.
 
Le professeur dans les étapes à suivre énumère :  l’ initiative pour déclencher la procédure de révision qui est strictement de la responsabilité du parlement, la discussion menée par une assemblée élue à cette fin ou par des assemblées législatives ordinaires qui se transforment en assemblée de révision ou assemblée constituante et le vote qui peut se faire à la majorité simple des voix ou à une majorité prédéterminée, selon les pays et les époques considérées. 

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 Questionné autour du projet de revision de l'actuelle constitution, le professeur dit qu'il y a des handicaps majeurs à la révision. « Si on veut rester dans le cadre d'un État de droit, la constitution en vigueur ne permet pas de faire une révision », déclare-t-il. 
 
« La procédure tracée dans l’article 282 et 283 doit être respectée, martèle Monsieur Benoît. Tenant compte de l’inexistence du parlement, l’exécutif ne peut faire alors sa déclaration en dehors du parlement », précise-t-il.
 
Le projet de la nouvelle constitution entamée par le président Jovenel est pour renforcer le pouvoir du président, souligne le professeur. 
 
Pour répondre à la thématique du jour, le professeur dit que le pays n'a pas besoin de révision constitutionnelle ni une nouvelle constitution. La constitution n'a rien à voir à  tous les problèmes de fond qu’il y a dans cette société en terme de menaces sur des acquis démocratique, en termes de pauvreté galopante qui nous conduit à l’abîme, conclut-il. 
 
Le professeur Georges Eddy Lucien de son côté a enchaîné et  fait le point sur la nécessité du changement de la constitution.
 
Dans son élaboration, M.  Georges montre à travers des moments forts de l’histoire que la constitution a été toujours un outil important entre les mains de l’international. 
Le professeur indique que le combat contre la dictature n'est pas seulement une bataille contre le président Jovenel Moïse mais aussi un combat contre le Core Group. 
Il a par ailleurs souligné que le plus grand ennemi du système Petro Caribe mis par Chavez est la Banque mondiale. 
 
 L’ancien sénateur Steeven Benoît qui devait faire partie du panel n’était pas présent finalement. 
 
Le projet de la nouvelle constitution entamée par le président Jovenel Moïse a suscité beaucoup de réactions au niveau de la société. La plupart des secteurs vitaux du pays conteste cette démarche d'autant que selon leur avis, le mandat du chef de l’Etat a déja pris fin depuis le 7 février 2021.
 
 

 

Par Gazette Haïti

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