PubGazetteHaiti202005

Nouvelles attaques des gangs en avril : plus de 13 000 déplacés enregistrés dans trois départements

Plus de 13 000 personnes ont été contraintes de fuir leur domicile depuis le 13 avril

La situation sécuritaire continue de se détériorer en Haïti. Selon un rapport publié le 24 avril 2026 par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), plus de 13 000 personnes ont été contraintes de fuir leur domicile depuis le 13 avril, à la suite de nouvelles vagues de violences armées dans plusieurs régions du pays.


La crise sécuritaire en Haïti franchit un nouveau cap inquiétant. Dans un rapport rendu public le 24 avril, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) fait état d’une aggravation marquée des déplacements internes, provoqués par la recrudescence des attaques armées dans au moins trois départements du pays.

Selon les données collectées par la matrice de suivi des déplacements (DTM), 13 231 personnes ont été contraintes de quitter leur domicile depuis le 13 avril 2026. Ces déplacements massifs témoignent de l’extension de la violence vers des zones jusque-là relativement épargnées.

Dans la région métropolitaine de Port-au-Prince, près de 4 994 personnes ont fui les affrontements armés survenus dans des quartiers limitrophes de Cité Soleil et de Croix-des-Bouquets. Cette zone avait déjà été le théâtre de violences en mars dernier, illustrant une dégradation continue de la situation.

Fait inédit, le Sud-Est du pays est désormais touché par ces mouvements de population. Dans les localités de Kajak et de Seguin, 5 656 personnes ont été déplacées à la suite d’attaques armées. Cette région, autrefois considérée comme un refuge pour les populations fuyant d’autres départements, n’est plus épargnée.

Dans le département de l’Artibonite, la situation reste également préoccupante. De nouvelles attaques ont forcé 2 581 personnes à abandonner leur foyer, s’ajoutant aux dizaines de milliers de déplacés déjà recensés ces dernières semaines dans cette région.

Les gangs continuent d’étendre leur emprise territoriale, plongeant des milliers de familles dans une précarité extrême. L’OIM souligne que ces déplacements répétés aggravent les besoins humanitaires, notamment en matière d’abris, de nourriture et d’accès aux soins.

Alors que la crise s’intensifie, la capacité de réponse des autorités et forces de l'ordre ainsi que des organisations humanitaires reste mise à rude épreuve, dans un contexte où l’insécurité ne cesse de gagner du terrain à travers le pays.


Wideberlin Sénexant

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