PubGazetteHaiti202005

Intensification des actes de banditisme dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince : Le BINUH exprime ses inquiétudes

Hélène B. La Lime, Rep BINUH

La zone métropolitaine de Port-au-Prince a été, ces dernières semaines, le théâtre d’actes de banditisme et de violences. Face a cette situation le Bureau Intégré des Nations Unis en Haïti (BINUH) a tiré la sonnette d’alarme avant d’avoir indiqué qu’il est primordial de mettre un terme à l'impunité qui constitue l’un des principaux facteurs de violence et de destruction du tissu social.

Dans un communiqué de presse publié, jeudi 2 juillet 2020 , soit un mois après le massacre de G9 au Pont Rouge, le Bureau Intégré des Nations Unies en Haïti a exprimé ses vives inquiétudes face à la multiplication des violences et des actes de barbarie perpétrées dans les quartiers de la zone métropolitaine de Port-au-Prince, où les attaques contre la population, qui se sont intensifiées ces dernières semaines, ont fait au moins 6 morts, et 12 blessés par armes à feu, et ayant résulté dans le pillage et l’incendie de 70 maisons.

Le BINUH souligne que de graves allégations de viols ont été rapportées. L’accroissement de l’insécurité et la récurrence de ces attaques ont aussi provoqué un afflux de déplacement des populations affectées vers d’autres quartiers, aggravant ainsi leur situation de vulnérabilité.

« Le BINUH appelle les autorités haïtiennes à prendre toutes les actions nécessaires en vue protéger la population, notamment à travers le renforcement de la présence des institutions étatiques et des forces de l’ordre dans les zones marquées par la violence en assurant la sécurité de toutes et de tous, et permettant ainsi aux personnes déplacées de regagner en toute sécurité leurs quartiers. L’État a l’obligation de protéger tout(e) citoyen(ne), quel que soit son lieu de résidence sur le territoire national », peut-on lire dans ce communiqué qui rappelle que les violences commises récemment contre les habitants de Pont Rouge, Martissant, Cité Soleil, ainsi que celles ayant visé les populations de La Saline en 2018 et Bel Air en 2019, doivent faire l'objet d'une enquête. Leurs auteurs et complices doivent être identifiés, arrêtés et poursuivis par les autorités policières et judiciaires à travers des enquêtes justes et équitables.

« Il est primordial de mettre un terme à l'impunité qui constitue l’un des principaux facteurs de violence et de destruction du tissu social. Le cycle de la violence ne pourra s’arrêter que si les responsables présumés de ces crimes répondent pleinement de leurs actes, et que des garanties d’accès à la justice et à la réparation soient pleinement octroyées aux victimes de ces violations et abus des droits de l’Homme » a poursuivi le BINUH.

En outre, dans ce communiqué l’organisation des Nations Unis a fait savoir qu’il demeure engagé auprès des organisations de la société civile, de l’Office de Protection du Citoyen et des autorités nationales afin de promouvoir et protéger les droits de l’Homme des haïtiens et haïtiennes.



Par Kervens Adam PAUL

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