Des barrages de pierres et de pneus enflammés sont érigés sur la route de Delmas et dans d'autres endroits comme Canapé-Vert et Pétion-Ville ce mercredi 13 juillet. Selon des riverains, ce mouvement est pour protester contre la pénurie de carburant dans le pays depuis plusieurs semaines, ajouté aux affrontements entre gangs armés à Cité Soleil.
Port-au-Prince et ses environs, actuellement sous tension. Des tirs sporadiques à armes automatiques ne cessent de retentir. Des pneus enflammés ont été érigés et des barricades dressées sur la chaussée. Le transport en commun est quasi inexistant. Seuls les motards essayent de travailler au risque d’essuyer des jets de pierre. Des entreprises ont baissé le rideau. Certaines banques commerciales ont fermé leurs portes.
Selon des riverains interviewés, ce mouvement est pour protester contre la pénurie de carburant dans le pays depuis plusieurs semaines. « Je n’ai pas d’essence. Je ne peux pas travailler avec ma motocyclette, lance un manifestant chauffé à blanc. Nous avons bloqué la rue pour trouver de l’essence. Il n’y a pas de personnes armées. Le gallon se vend à 1250 gourdes. C’est intenable », ajoute-t-il.
Les travailleurs, professionnels ayant arpenté la route pour travailler, ont dû vite rentrer chez eux à pied. Certains d’entre eux ont été agressés par des manifestants qui ne décolèrent pas. Les agents de la Police Nationale d’Haïti sont peu visibles. Certains tentaient de récupérer les pneus enflammés erigés sur la chaussée mais des manifestants les ont récupérés. Gazette Haïti en a fait le constat lors de plusieurs live réalisés dans la zone métropolitaine.
Cette persistance de la pénurie de carburant survient à cause des affrontements entre gangs armés à Cité Soleil, bloquant l'accès aux camions-citernes au terminal de Varreux. Ce qui a eu de graves conséquences sur différents secteurs, notamment les transports. Les prix des transports ont doublé, voire triplé.
Aujourd’hui encore, ces affrontements entre gangs rivaux se poursuivent dans la Cité. Les habitants des quartiers assiégés manquent de tout. D’eau, de pain, de produits de première nécessité. « Dans le centre commercial de Cité Soleil, particulièrement dans la zone Ouest (Linthau1, Linthau 2, Brooklyn, Wharf). Ces quartiers sont assiégés. Les personnes qui y vivent ne peuvent pas sortir depuis le vendredi 8 juillet pour s'approvisionner en nourriture et en eau, sans oublier les coupures d'électricité. Dans la majorité des cas, ce sont les gens d'en haut qui bloquent ceux d'en bas en les empêchant de sortir », avait expliqué un notable de cité-soleil participant à l'émission Panel Magik sur Magik9 le mardi 12 avril.
A date le gouvernement haïtien n’a toujours pas réagi. Ce mercredi, le conseil de sécurité des Nations-unies doit se réunir sur le sort du bureau intégré des nations unies en Haïti ( BINUH). Un retard a été décidé pour une nouvelle mise à jour sur la situation en Haïti par la représentante du secrétaire général de l’ONU en Haïti Helen La Lime.
Par : Daniel Zéphyr
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