Le Conseil électoral provisoire a transmis un projet de décret électoral révisé à l’Exécutif, le vendredi 24 avril 2026, dans le cadre du Pacte national pour la stabilité. Mais cette avancée intervient dans un climat de désaccord avec le gouvernement sur le coût des prochaines élections.
Le Conseil électoral provisoire (CEP) annonce avoir soumis à l’Exécutif un projet de décret électoral harmonisé, issu de la refonte du texte du 1er décembre 2025. L’institution affirme vouloir aligner ce document sur les engagements du Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections, tout en réaffirmant sa volonté de conduire un processus inclusif, impartial et transparent.
Parallèlement, une commission spéciale réunissant des cadres du CEP et des représentants du Programme des Nations Unies pour le développement, de l’UNOPS et du BINUH travaille à la réévaluation du budget électoral. L’institution indique également qu’un calendrier électoral remanié est en préparation et devrait être publié sous peu.
Cependant, le dossier électoral est au cœur d’un bras de fer avec le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, qui rejette le budget de 250 millions de dollars proposé par le CEP, le jugeant « absurde ». De son côté, l’ancien chef du gouvernement Claude Joseph appelle à un dialogue urgent entre les parties, mettant en garde contre toute instrumentalisation politique susceptible de fragiliser davantage la transition et de compromettre la tenue des élections.
Arnold Junior Pierre
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