Au moins 782 cas d'homicide et 540 cas de kidnapping ont été enregistrés entre le 1er janvier et le 31 mai 2022 en Haïti, selon un rapport présenté par le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres au conseil de sécurité, le jeudi 16 juin 2022.
Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a indiqué dans un rapport présenté au conseil de sécurité, le jeudi 16 juin 2022, qu'au moins 782 cas d'homicide et 540 cas de kidnapping ont été enregistrés en Haïti pendant les 5 premiers mois de l'année 2022, soit du 1er janvier au 31 mai.
Selon le rapport, l’escalade de la violence des bandes organisées, notamment les enlèvements et les meurtres violents dans l’agglomération de Port-au-Prince, ont continué, entretenant un profond sentiment d’inquiétude parmi la population. Les enlèvements et les homicides volontaires ne sont pas tous signalés, mais la Police nationale d’Haïti a tout de même enregistré 540 enlèvements entre le 1er janvier et le 31 mai 2022 (soit une augmentation de 36,4 %), contre 396 au cours des cinq derniers mois de 2021, tandis que le nombre d’homicides volontaires a augmenté de 17 %, de 668 au cours des cinq derniers mois de 2021 à 782 au cours des cinq premiers mois de 2022.
En effet, ces chiffres ne cessent d’augmenter, atteignant des niveaux sans précédent. Rien qu’en mai, 198 enlèvements et 201 homicides ont été signalés, essentiellement dans le département de l’Ouest. Dans un des cas, deux bus remplis d’enfants ont été enlevés, le 24 mai. Dans trois cas, des membres du personnel des Nations Unies et des personnes de leur famille ont été enlevés ; et dans un autre cas, un membre du personnel recruté au niveau national a été tué dans des échanges de tirs entre bandes organisées, lit-on dans ce rapport.
Les affrontements entre les groupes armés dans la partie septentrionale de l'agglomération de Port-au-Prince se sont intensifiés et étendus aux quartiers adjacents à la fin du mois d'avril et au début du mois de mai 2022. Le 24 avril, de violents combats ont éclaté entre deux bandes rivales pour le contrôle de la Croix-des-Bouquets et de La Plaine de Cul-de-Sac, tandis que deux autres bandes se disputaient le contrôle de la commune de Cité Soleil.
Environ 17 000 civils ont fui ces zones où sévissent les bandes organisées, devenant des personnes déplacées et entraînant la formation de nouveaux camps près des zones auxquelles les services de secours ont difficilement accès, poursuit le rapport.
D'après le rapport, le quartier de Martissant à Port-au-Prince et des communes de Croix-des-Bouquets, Tabarre et Delmas, dont les habitants continuent de demander au gouvernement de faire preuve de fermeté contre les bandes armées, sont les zones où la criminalité et la violence restent les plus flagrantes.
Par Gazette Haïti News
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