L'ex première dame, Martine Moïse, s'est exprimée à travers son compte Twitter à propos de l'assassinat de son mari. 11 mois se sont écoulés et les auteurs du crime ne sont toujours pas entre les mains de la justice, peut-on lire dans son tweet. D'autres personnalités publiques proches de l’ex président, telles Guichard Doré et Frantz Exantus se sont également exprimées via leur compte Twitter le 7 juin 2022. L’ancien premier ministre Joseph Joute, lui, a publié une note.
L'épouse du défunt président Jovenel Moïse ne cesse de demander justice pour son mari assassiné, il y a pratiquement 11 mois. En effet, par le biais d'un tweet, le 7 juin 2022, elle a dénoncé que, selon lui, rien n'est fait pour punir les assassins de son époux.
« Nous en sommes au 11ème mois ! Et les auteurs de l'assassinat du Président Jovenel Moïse sont encore libres de leurs mouvements », a écrit la première dame qui prend note qu’ « Un nouveau Juge d'instruction a été désigné. Espérons qu'il agira avec célérité, intégrité et impartialité ».
Des personnalités publiques qui, notamment, ont collaboré avec l'ancien président, se sont exprimées pour ce 7 juillet.
Guichard Doré, ancien conseiller spécial du défunt n'est pas resté muet. Il pointe du doigt le gouvernement qui, dit-il, n'agit pas pour faire la lumière sur l'assassinat de Jovenel Moïse. « 11 mois après la mutilation du corps du Pdt Jovenel Moïse, le GVT n'a pas réalisé l'enquête socio-administrative sur le dysfonctionnement institutionnel entourant l'assassinat du Chef de l'Etat », écrit-il sur son compte Twitter.
Il y a également Frantz Exantus, l'ex Secrétaire d'État à la communication qui affirme que ce gouvernement a manqué à quelques de ses devoirs envers la personne du Président Jovenel Moïse et signale que « justice sera rendue au Pdt Moïse lorsqu'une équipe politique digne initiera les grandes réformes liées à l'Etat ».
De son côté, l'ancien Premier Ministre dénonce « la lenteur et le mépris de la justice haïtienne » vis à vis du dossier de l'assassinat de l'originaire du Trou du Nord. « Onze (11) mois après le crapuleux et avilissant assassinat de M. Moïse, tout semble concorder pour banaliser ce crime regrettable tout en essayant de l'effacer de la mémoire collective. Un tel projet équivaudrait à réduire la fonction du "premier représentant du peuple" à une vulgaire expression. Ce serait inacceptable », s’insurge-t-il.
Il poursuit en comparant la scène d'après 1806, le fait que « le peuple haïtien a été contraint de passer des années sans pouvoir citer librement de citer le nom de l'Empereur Jacques 1er, père de notre indépendance », après l'avoir assassiné, à celui du 7 juillet 2021. Selon lui, « si nous ne faisons pas en sorte que justice soit rendue a notre, nous risquons de connaître le même scénario... ».
Il s'est également exprimé sur la situation de violence faisant régner la terreur au niveau du pays depuis près de 13 mois. Toutefois, il salue la volonté de la PNH qui essaie de contrecarrer ce phénomène.
L'ancien premier ministre, pour finir, a proposé à l'actuel gouvernement de consacrer le 7 juillet comme « journée de deuil national et d'hommage au feu président Moïse »
en vue de commémorer le premier anniversaire de son assassinat.
Sur cette même lancée, il n’a pas oublier « de saluer la sage décision prise par le Ministère de l'Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP) de revenir sur sa décision de clôturer les épreuves officielles du du baccalauréat le 7 juillet prochain, date qui marquera le 1er anniversaire de la mort de l’ex président Jovenel Moïse ».
L'ancien Chef d'État haitien, Jovenel Moïse a été assassiné par un commando le 7 juillet 2021 en sa résidence privée à Pèlerin 5. Presqu’un après, aucune avancée n’est constatée au niveau de l’enquête.
Par: Gazette Haïti News
- Log in to post comments


