PubGazetteHaiti202005

Guerre en Ukraine: Poutine agite à nouveau la menace nucléaire contre l'Occident

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Alors que les Occidentaux accélèrent leur aide militaire à l'Ukraine, le président russe a lui « supervisé hier jeudi 21 avril 2022 le lancement d'un missile balistique » qui « fera, a-t-il dit, réfléchir à deux fois les ennemis de la Russie », rapporte le Wall Street Journal, qui explique que ce « missile hypersonique, le Sarmat 2 », surnommé « Satan 2 » par l'Otan, « est un missile intercontinental lourd, pouvant porter jusqu'à 10 ogives nucléaires et pouvant surtout échapper à tous les systèmes de défense antimissile existants ».


« C'est l'arme la plus mortelle du monde », s'épouvante le Daily Mirror, alors que le Guardian dénonce « l'avertissement lancé par Poutine ». « Même si ce n'est pas la première fois que le président russe rappelle aux Occidentaux qu'ils se frottent à une puissance nucléaire », souligne de son côté le New York Times, « ce nouvel avertissement alimente les craintes d'un Poutine isolé, qui pourrait se déchaîner de manière encore plus dangereuse ». 

« Les menaces de Poutine sont plus inquiétantes que le missile lui-même », estime également un spécialiste du désarmement dans le Washington Post, le quotidien américain qui estime néanmoins « que ces menaces n'altèreront pas la volonté américaine de continuer à mettre la pression sur Moscou, avec des sanctions économiques et la fourniture d'armes plus puissantes à l'armée ukrainienne ».

À Marioupol, la résistance « héroïque » des combattants ukrainiens s’épuise

« Le dernier bastion des résistants de Marioupol » s’affiche à la Une de nombreux quotidiens, alors que Vladimir Poutine vient d'ordonner à ses militaires de continuer à les assiéger. El País salue la résistance toute à la fois « héroïque et désespérée » de ces centaines de soldats ukrainiens qui « défient Vladimir Poutine », commente le quotidien espagnol, « alors que Marioupol est en majorité russophone, leur résistance est quelque chose que le Kremlin ne peut admettre ».

Mais alors que les résistants ukrainiens appellent désormais à l'aide « en disant vivre sans doute leurs derniers jours sinon leurs dernières heures », le quotidien suisse Le Temps redoute de son côté « que les Russes soient tentés d'utiliser des armes chimiques » pour les déloger.
 
« À Marioupol, tout le problème de la guerre en Ukraine apparaît à la loupe », estime leSüddeutsche Zeitung, « un véritable soutien aux militaires et aux civils assiégés ne serait guère possible sans que les Occidentaux ne soient eux-mêmes entraînés dans le conflit », explique le quotidien allemand.

 

Par Gazette Haïti News avec RFI

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