PubGazetteHaiti202005

L’avion qui s’est écrasé à Carrefour est un avion privé non autorisé à faire des vols commerciaux, selon le Directeur général de l’OFNAC

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Le directeur de l'Office National de l'Aviation Civile OFNAC, Laurent Joseph Dumas informe que l'avion qui s’est écrasé au niveau de la commune de Carrefour mercredi, faisant au moins 6 morts est enregistré au « statut d'avion privé » à l'Office. Il précise cependant qu'il faut des preuves pour certifier si l'avion faisait des vols commerciaux.

Le directeur général de l'OFNAC qui intervenait sur les ondes de la radio Magik 9 informe que l'avion qui a fait un crash mercredi appartenait au citoyen Nicolas Kawoly et est de marque CESS NA 207, non licencié pour des vols commerciaux.

Revenant sur le crash, M. Dumas estime que le « Le pilote a pris une mauvaise décision de ne pas choisir de diriger l'avion sur les côtes ou sur le littoral ». Selon le directeur général, le pilote n'a pas maîtrisé les obstacles où il comptait faire son atterrissage forcé. 

Le responsable de l’OFNAC raconte qu'après « une dizaine de minutes de vol, le pilote avait lancé une alerte de secours et avait indiqué avoir perdu son moteur ».

Dans ses éléments d'information, le colonel Dumas souligne que les avions sont enregistrés sous statut commercial et statut privé. Il informe que depuis son arrivée à la tête de l'Office, « il n'a reçu aucune plainte dénonçant l'avion CESS NA d'entreprendre des vols commerciaux interdépartementaux ».

« Pour affirmer qu'un avion privé perçoit de l'argent entre les mains de ses passagers, il faudrait avoir des preuves. Il faut découvrir s'il fait de la publicité pour ses services, s’il y a un comptoir où il vend ses tickets, et un tarif », explique le directeur soulignant que l'Office n'a qu'une surveillance technique sur les avions et procède à la vérification de leur « certificat de navigabilité ».

En outre, Laurent Joseph Dumas annonce l'ouverture d'une enquête pour vérifier non seulement si l'avion avait violé les règlements de l'OFNAC mais aussi pour déterminer « la cause principale et les causes contributives » du crash.

 

 

Par: Juhakenson Blaise

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