PubGazetteHaiti202005

Médias- Amérique: l'IAPA affirme qu'Haïti continue d'être le pays le plus « dangereux » pour les journalistes

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L'Association interaméricaine de la presse (IAPA) a affirmé ce mardi 19 avril 2022 que les meurtres et autres crimes contre les journalistes en Haïti font que le pays continue d'être le plus « précaire, dangereux et fragile » pour l'exercice de la liberté de la presse sur le continent, rapporte le journal Listin Diario.

 

L'Association évoque la mort de trois journalistes, l'enlèvement d'un autre et les actes d'abus et d'intimidation contre des reporters de différents médias indépendants survenus cette année et en une partie en 2021 en Haïti. 

 

Selon les responsables de L'IAPA ces événements marquent le ton « sinistre » d'une presse « en permanence » menacée. 

 

« Le 23 février, le photojournaliste Maxihen Lazarre, du groupe de médias numériques Roi des infos, a été tué alors qu'il couvrait une manifestation à Port-au-Prince d'ouvriers du textile réclamant de meilleurs salaires », déplore l'Association dans son rapport, dit le journal, précisant que « selon des témoins, le crime s'est produit lorsque des policiers circulant dans un véhicule ont tiré sur les manifestants ». En ce jour, les journalistes Yves Moïse de Radio RCH 2000 et Sony Laurore de Laurore News TV ont également été blessés. 

 

Par ailleurs, les journalistes Wilguens Louissaint et Amady John Wesley ont été abattus le 6 janvier dans une embuscade tendue par l'un des nombreux gangs de civils armés opérant à Port-au-Prince, plus précisément dans le quartier Laboule 12, se rappelle l'Association interaméricaine de la presse. 

 

Louissaint a travaillé pour divers médias de la capitale et Wesley faisait partie de Radio Ecoute FM, une station basée au Canada. Un autre journaliste qui était avec eux, William Vil, a survécu à la fusillade, mais vit toujours dans la clandestinité. 

 

Deux autres journalistes, Meus Jeanril, de Telepam, et Alvares Destine, de Actualites Locales TV, ont été abattus lors d'une précédente manifestation au même endroit et, plus tard, une équipe de reporters de Radio Télé Pacific, a été attaquée au gaz lacrymogène. eux ont été blessés par les éclats d'obus, a précisé l'IAPA.

 

L'Association interaméricaine de la presse dit regretter que ces événements s'ajoutent à une chaîne de plus de six journalistes tués depuis 2020, des affaires dans lesquelles les coupables n'ont pas encore été identifiés et les enquêtes officielles sont au point mort.  

 

Juhakenson Blaise avec Listin Diario

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