PubGazetteHaiti202005

Souffrant d’œdème pulmonaire, Arnel Belizaire promet de « continuer la bataille » après sa convalescence

Arnel Bélizaire, ex député

L’ancien député et activiste politique Arnel Bélizaire, blessé par balles le 30 mars dernier à Carrefour Péan, aux environs de Bel-Air, en marge d’une manifestation contre l’insécurité, a reçu la visite de la rédaction de Gazette-Haïti hier dimanche. Interviewé par le journal, l’ancien député de Tabarre a promis de continuer la bataille après sa convalescence.

 

L’affaire Arnel Bélizaire défraie toujours la chronique. Des nuages sont encore à dissiper. C’est ainsi que la rédaction de Gazette-Haïti a rendu visite au militant politique en vue de connaître les dessous de ce dossier.

 Arnel Bélizaire, malgré ses opérations à succès, souffre d’un œdème pulmonaire ou ce que l’on appelle en créole « dlo nan poumon ». Les projectiles lui ont brisé une partie de son foie, obligeant le personnel médical à lui faire une greffe de foie quelques heures après avoir reçu les balles. 

Le militant confie qu’il n’a toujours pas bu de l’eau depuis près de deux semaines. Les médecins sont obligés de lui administrer des chewing-gum. Conscient, le militant n’a pas oublié ce qui s’est passé.

 

Aussi odieux que cela puisse paraître, l’ex parlementaire ne s’est pas retenu pour pointer du doigt l’actuel directeur général de l’Autorité Aéroportuaire nationale (APN) ken Lacoste, qui, selon lui, a révélé aux hommes qui l’ont attaqué qu’il entreprenait des démarches auprès de l’APN pour un contrat de ramassage d’ordures. Il dit ne pas arriver à comprendre comment les hommes de Maya ont pu découvrir la démarche. « Avant de me tirer dessus avec un fusil M14 à bout portant, le tireur m’a accusé d’utiliser le G9 pour faire pression sur le directeur de l’APN afin d’obtenir le contrat », nous a raconté Arnel Bélizaire. 

 

« La bataille continue »

 

Hospitalisé et souffrant d’un œdème pulmonaire, Arnel Bélizaire a assuré qu’ « (il) ne compte pas rebrousser chemin dans la bataille pour réunir les ghettos et voir une Haïti meilleure ». Il promet de fouler le macadam une fois son hospitalisation et sa période de convalescence terminées.


L’ancien parlementaire croit qu’il est de son devoir et de celui de ses pairs de militer pour que les déplacés de Bel Air puissent revenir au bercail. Il dit vouloir en finir avec « ce système qui ne cesse de laisser traîner la fierté d’Haïti d’être un Etat souverain ». 

En ce moment d’hospitalisation, Arnel Belizaire enjoint à ses partisans de prendre garde à des  « faux » leaders politiques qui font tout pour rester en vie politiquement pendant qu’ils font passer en premier leurs intérêts mesquins avant ceux de la population haïtienne. « Seule l’union au milieu des opprimés et de la paysannerie saura retirer le pays du marasme dans lequel il se trouve », peut-on lire dans un communiqué publié tot ce matin.

M. Belizaire prêche tout aussi « l’union entre les fils de Dessalines et ceux de Pétion afin de s’adjuger la victoire qu’ils désirent tous: Celle du chemin de la délivrance ».  « Arnel Belizaire ne peut pas se permettre de permettre à cet incident concocté par les politiciens et bandits armés de Maya, Rue Ti Mas et Carrefour Paillant mettre de l’eau dans le moteur de la réconciliation que commencent à retrouver les fils du Ghetto », dit-il.

Dans les lignes de cette note de presse, Arnel Bélizaire n’a pas tari d’éloges envers le personnel soignant qui, selon lui, a joué pieds et mains pour le ramener à la vie. Plusieurs opérations sensibles ont été réalisées quelques heures après les projectiles reçus par le militant politique.


Arnel Bélzaire n’a aucune relation avec le G9

Sur son lit d’hôpital, le militant politique nie toute relation avec le G9. Il nous dit n’avoir jamais parlé au chef du G9 Barbecue et n’a pas mis les pieds dans les ghettos avant qu’il ait été attaqué par les hommes armés. 
 
L’ancien député de Delmas/Tabarre affirme toutefois qu’il ne compte pas se venger des hommes du ghetto qui l’ont attaqué. « Je ne suis pas rancunier », a-t-il lâché sur le lit d’hôpital.

 S’il ne souhaite pas se venger des hommes l’ayant attaqué, Arnel Bélizaire dit rester convaincu que les membres du secteur démocratique et populaire sont impliqués dans  sa tentative à Carrefour Paillant. « Ils n’acceptent pas de mon leadership », a-t-il déclaré.

 C’est pour la 18e fois que Arnel Belizaire a été atteint de projectiles.

 

 

 

Par : Daniel Zéphyr

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