Lancement officiel ce jeudi 24 février, à l’initiative de l’ULCC du Circuit Anti-Corruption (CAC), constitué de magistrats assis et debout des tribunaux de première instance et des Cours d'Appel de la République. La cérémonie s'est déroulée à la Cour de Cassation en présence, entre autres, du ministre de la justice, Me Bertho Dorcé, du directeur de l’ULCC, Hans Jacques Ludwig Joseph, du Protecteur du Citoyen, Renan Hédouville, du représentant du CSPJ, des représentants de la société civile
Lancement ce jeudi à la Cour de Cassation à l’initiative de l'Unité de Lutte Contre la Corruption ( ULCC), le Circuit Anti-Corruption ( CAC). Cette structure tripartite composée de l’ULCC, du Ministère de la justice et du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire, a pour objectif de faire avancer rapidement les dossiers de corruption au niveau de la justice.
Le Directeur de l’ULCC, Hans Jacques Ludwig Joseph dans son allocution a fait savoir que « ce lancement est un pas géant vers la recevabilité, l’imputabilité et vers les sanctions prévues par la loi ».
« Cette cérémonie de lancement du Circuit Anti-Corruption ( CAC), traduit la volonté de l’État haïtien de faire front commun contre ce phénomène qui mine la confiance publique et rend insignifiant les efforts de développement économique et social du pays », a déclaré le titulaire de l’ULCC.
Le ministre de la justice et de la sécurité publique, Me Bertho Dorcé, abondant dans le même sens , a indiqué que cette cérémonie de lancement « s’inscrit en droite ligne des démarches actives de l’actuelle administration de faire la lutte contre la corruption un point fort de l’action gouvernementale. »
« Le ministre Ariel Henry m’a instruit de ne plus accepter aux Commissaires de classer les dossiers sans suite », a déclaré le ministre Bertho Dorcé qui croit que la personne qui porte plainte doit avoir une décision.
Le représentant du CSPJ également représentant de la Cour de Cassation, Me Carvès Jean, pour sa part, a invité les magistrats faisant partie de la structure à faire régner la justice et à faire raisonner le mot du droit.
Parallèlement, l’ULCC a profité de l’occasion, par le biais de son avocat, pour remettre symboliquement plusieurs requêtes aux Commissaires du gouvernement pour défaut de déclaration de patrimoine. Au moins 20 requêtes ont été remises au Parquet de Port-au-Prince impliquant certaines catégories de fonctionnaires et des personnalités politiques.
Par: Fenel Pélissier
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