PubGazetteHaiti202005

Le mouvement de manifestation des ouvriers tué dans l'oeuf ce jeudi, rendez-vous vendredi

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Après la manifestation des ouvriers soldée mercredi par le décès par balles d'un photojournaliste et deux autres blessés, la deuxième journée de mobilisation n'a pas pas pu se tenir comme prévu. En effet, les agents de l'UDMO sont intervenus de très tôt ce jeudi 23 février 2022, sur la route de l'aéroport pour mater le mouvement des ouvriers les empêchant de se rassembler. La journée de mobilisation pour le vendredi reste toutefois maintenue. 

Les ouvriers avaient prévu de gagner les rues pendant trois jours, soit mercredi, jeudi et vendredi suite à la publication par le gouvernement du salaire minimum pour le secteur textile fixé à 685 gourdes. L'objectif était de continuer de réclamer 1500 gourdes comme salaire minimum et de bonnes conditions de travail.

Une fois encore les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogène pour disperser les ouvriers, en petit nombre, qui tentaient de se réunir ce jeudi avant de longer la route de l'aéroport.

En marge d'une conférence de presse après l’intervention de la police ce jeudi, des syndicalistes, tels Télémaque Pierre de "Batay Ouvriye" et Junior Dérose de ASP ont appelé les ouvriers à ne pas abandonner. Dénonçant le meurtre du journaliste Maxihen Lazarre, les syndicalistes prennent le premier ministre Ariel Henry et le chef de la PNH Frantz Elbé pour responsables. Ils appellent les ouvriers à gagner les rues vendredi pour continuer de faire entendre leur voix.

Ces ouvriers se disent restés toutefois mobilisés en dépit de la répression policière. Ils dénoncent le gouvernement, les patrons du secteur de la sous-traitance. Ils accusant les policiers d’être payés par les patrons pour mater leur mouvement. Ils indiquent plus loin que leurs revendications ne vont pas changer, à savoir 1500 gourdes de salaire minimum et de bonnes conditions de travail.

 

Par: Juhakenson Blaise

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