PubGazetteHaiti202005

Rockefeller Vincent et Bedford Claude contre la décision de la primature d’enlever la sécurité de Claude Joseph 

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Des anciens collaborateurs de l’ancien président Jovenel Moïse ainsi que de l’ancien premier ministre a.i Claude Joseph ont dénoncé la décision prise cette semaine par les autorités de priver ce dernier d’agents de sécurité et de véhicules. Ces anciens fonctionnaires voient dans cette décision une  « velléité » du premier ministre Ariel Henry « de porter atteinte à la vie de l’ex chancelier »
 
Le torchon brûle entre le premier ministre Ariel Henry et les Jovenelistes depuis la décision du chef du gouvernement de se débarrasser de Claude Joseph, Rockefeller Vincent, respectivement ministre des affaires étrangères et ministre de la justice, et d’autres personnalités proches du président assassiné. 

La décision des autorités de priver l’ancien chancelier et premier ministre a.i d’agents de sécurité et de véhicules n’a pas arrangé les choses. 
 
« Cette décision participe d'un plan visant à m'assassiner », avait réagi Claude Joseph dans une entrevue exclusive accordée à la rédaction de Gazette Haïti. Pour lui, il s'agit de persécutions à cause de son opposition au premier Ariel Henry. Cette décision survient, tout aussi, après que Claude Joseph a écrit à plusieurs organismes internationaux sur l’ « implication » présumée de Ariel Henry dans l’assassinat de Jovenel Moise.
 
L’ancien ministre de la justice et de la sécurité publique et ancien collaborateur de Claude Joseph, Rockfeller Vincent n’a pas pris de gants pour condamner cette décision qui, selon lui, vise à porter atteinte à la vie de l’ancien premier ministre intérimaire, désormais opposant farouche du neuro-chirurgien.

« La décision illégale du suspect Ariel Henry de rappeler les policiers assurant la sécurité de l’ex PM Claude Joseph traduit sa volonté d’”arieliser” l’Etat et sa velléité de porter atteinte à la vie de l’ex Chancelier », a indiqué l’ancien garde de sceaux de la république mettant en garde le titulaire de la primature. « Sak rive Claude Joseph se sou kont Ariel », dit-il.
 
Abondant dans le même sens, l’ancien commissaire du gouvernement, Bedford Claude jure de continuer de demander, malgré tout, justice pour le président Moïse.

« Prendre les véhicules et agents de sécurité ne va pas nous intimider et changer nos convictions dans la bataille que nous menons pour demander justice pour le président Jovenel Moise », a écrit l’ancien parquetier sur son compte Twitter.
 
La primature n’a toujours pas réagi face au tollé provoqué par la décision. Les opposants du premier ministre Ariel Henry, de leur côté, crient à la persécution politique.
 

 
Par : Fenel Pelissier / Daniel Zéphyr

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