PubGazetteHaiti202005

RNDDH : « les revendications de la classe ouvrière qui exige mille cinq cents (1.500) gourdes de salaire minimum sont justes »

@Pierre Espérance

Le Réseau National de Défense des Droits Humains se positionne par rapport à la revendication des ouvriers et aux brutalités policières enregistrées depuis. Le RNDDH estime que les revendications de la classe ouvrière qui exige mille cinq cents (1.500) gourdes de salaire minimum sont justes. L’organisme de défense des droits humains recommande aux autorités concernées d’augmenter le salaire des ouvriers en tenant compte du coût de la vie.
 
Le gouvernement a fixé lundi le salaire minimum à 685 gourdes après deux semaines d’intenses mouvements de protestations des ouvriers du secteur de la sous-traitance pour exiger l’augmentation du salaire minimum à 1500 gourdes et des avantages sociaux.
 
Une situation qui ne semble pas arranger les choses où le corps syndical pour une énième fois se trouvait dans l'obligation d'annoncer trois journées de manifestations à travers les rues de la capitale haïtienne pour exiger 1500 gourdes de salaire minimum. 
 
Le RNDDH dans un communiqué paru le lundi 21 février se positionne en faveur des ouvriers. L’organisation dirigée par Pierre Espérance estime que les revendications de la classe ouvrière qui exige mille cinq cents (1.500) gourdes de salaire minimum sont justes.
 
Le RNDDH estime également que « le CSS doit s’atteler à prendre en compte les intérêts de la classe ouvrière plutôt que de protéger les patrons comme il semble vouloir le faire, contrairement aux dispositions de l’article 3 de la Convention # 131 de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) sur la fixation des salaires minima.»
 
Parallèlement, l’organisme de défense des droits humains dénonce les brutalités policières enregistrées depuis contre ces ouvriers. le RNDDH juge « inconcevable que des policiers se soient mis du côté des patrons pour opprimer une population en proie à une pauvreté extrême, réclamant un salaire juste et équitable pour un travail aux horaires astreignants qu’elle fournit quotidiennement. »
 
Aussi, l’organisation croit que «  l’institution policière gagnerait de préférence à s’attaquer aux grands problèmes d’insécurité qui ravagent le pays comme les assassinats, les enlèvements suivis de séquestration contre rançon ainsi que la perte du contrôle du territoire haïtien au profit des gangs armés. »
 
 
Fort de ce constat, le RNDDH recommande aux autorités concernées : d’augmenter substantiellement le salaire des ouvriers-ères, en tenant compte du coût de la vie ; de passer les instructions en vue de porter les agents de la PNH à mettre fin immédiatement aux répressions des manifestations pacifiques des ouvriers-ères ; de passer les instructions pour que l’Inspection Générale de la PNH soit saisie des brutalités policières enregistrées lors des dernières manifestations et que sanctions soient prises à l’encontre des policiers fautifs.
 

 

Par: Fenel Pélissier

Politique

Culture

Economie

Sport