Lors d'une conférence de presse tenue au parlement le 17 février 2022, le président du tiers du sénat Joseph Lambert appelle les policiers à respecter le « droit de manifestation » des ouvriers qui réclament 1500 gourdes de salaire minimum. Le parlementaire promet que « les dix sénateurs vont descendre dans les rues si l'État via le ministère des affaires sociales et du travail ne donne pas satisfatisation aux revendications des ouvriers ».
D'entrée de jeu, le sénateur du sud-est rappelle aux policiers que « la manifestation pacifique est un mouvement revendicatif reconnu par les lois du pays et de la constitution ». La police doit accompagner les manifestants et non les réprimer, déclare-t-il. « Lorsque la police via le syndicat des policiers exige une augmentation salariale en manifestant dans les rues, je n'ai vu personne qui les réprime », déplore le sénateur Joseph Lambert qui dit avoir écrit au directeur de la police à ce sujet.
Le président du tiers du sénat annonce en outre une prochaine correspondance au ministère des affaires sociales et du travail lui demandant de pencher sur l'ajustement des salaires des ouvriers. « Ce sera une troisième lettre du sénat au ministre des affaires sociales, Odney Pierre Ricot. Si le ministre ne donne pas suite aux revendications des ouvriers les dix sénateurs vont descendre dans les rues aux côtés des ouvriers », prévient Joseph Lambert.
Le parlementaire reste convaincu que « lorsque les revendications ne peuvent pas être satisfaites au niveau institutionnel, la rue reste l'option (ultime) pour faire entendre les revendications ».
Le parlementaire invite parallèlement le Conseil Supérieur des Salaires (CSS) à se prononcer également sur le salaire minimum des ouvriers.
L'élu du sud-est s'en prend à certains policiers qui « brutalisent les ouvriers manifestants et laissent cependant du champ libre aux bandits armés de la zone sud de la capitale ».
Le jeudi 17 février 2022, les ouvriers de la sous-traitance étaient à nouveau dans les rues pour exiger un salaire minimum de 1500 gourdes pour faire face à « la cherté de la vie ». Avec 500 gourdes ils disent ne pas pouvoir subvenir à leurs besoins. Encore une fois, les forces de l'ordre sont intervenues pour disperser les manifestants qui comptaient se rendre devant le ministère des affaires sociales et du travail pour faire passer leur revendication.
Par: Juhakenson Blaise
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