PubGazetteHaiti202005

Assassinat de Jovenel Moïse: Claude Joseph et ses amis Jovenelistes écrivent à la CARICOM pour dénoncer Ariel Henry

Claude Joseph Ex Premier Ministre a.i @claudejoseph03

L’ancien premier ministre a.i Claude Joseph, l’ancien ministre de la justice Rockfeller Vincent et l’ancien commissaire du gouvernement Bedford Claude ont écrit le 15 février dernier à la secrétaire générale de la CARICOM Carla Natalie Barnett pour dénoncer le premier ministre Ariel Henry qu’ils disent être « indiscutablement impliqué dans l’assassinat de Jovenel Moïse ». Dans la foulée, ils demandent à Mme Barnett l’instauration d’un tribunal spécial à caractère international.


Claude Joseph et ses anciens collaborateurs ne comptent pas faire marche arrière dans leur quête de justice pour l’ancien président de la république Jovenel Moise assassiné juillet dernier par un commando composé de Colombiens et d’Haïtiano-américains. Cette correspondance adressée le 15 février à l’attention de la secrétaire générale de la CARICOM en dit long.

Claude Joseph et ses alliés, dans cette correspondance, indique à la secrétaire générale de la CARICOOM que « l’enquête sur l’assassinat de Jovenel Moïse stagne malgré la nature odieuse du crime ». « Cette stagnation de l’enquête est avant tout due à un manque de volonté manifeste et à des actions de blocage claires du gouvernement en place dirigé par M. Ariel Henry, lui-même directement et indiscutablement lié à l’un des principaux suspects de ce crime, M. Joseph Felix Badio », dénoncent les anciens collaborateurs de Jovenel Moïse et de Ariel Henry.

Pour Claude Joseph et ses alliés, « M. Henry, depuis sa prise de fonction à la date du 20 juillet 2021, a systématiquement entravé toute démarche diplomatique et judiciaire visant à faire la lumière sur l’assassinat du Président Jovenel Moïse ». Ils avancent le tollé dont a été l’objet ce dossier au niveau des médias internationaux. Les Jovenelistes ont repris les révélations faites dans la presse étrangère pour consolider leur point de vue tendant à sceller l’implication de Ariel Henry à l’assassinat de Jovenel Moïse.


« Vous voudrez bien noter, Madame la Secrétaire générale, que les soupçons qui pèsent sur M. Ariel Henry sont d’une gravité particulière et l’érigent ipso facto en un suspect important dans l’assassinat du Président Jovenel Moïse », disent-ils.

« Ni crédibilité, ni légitimité pour diriger le gouvernement »


Au regard de ces suspicions et accusations, Claude Joseph, Rockfeller Vincent et Bedford Claude croient mordicus que Ariel Henry « n’a plus la crédibilité, ni la légitimité, encore moins la moralité pour diriger le gouvernement de la République d’Haïti, et qu’il constitue un obstacle de taille à la quête de justice concernant l’assassinat du Président Jovenel Moïse ». Ces derniers indiquent que « sa présence à la tête du gouvernement entrave le nécessaire dialogue politique ».

Fort de tout cela, les signataires de cette correspondance disent s’attendre au soutien de la secrétaire générale à l’instauration d’un Tribunal spécial à caractère international afin de poursuivre en justice les personnes accusées dans l’assassinat de Jovenel Moïse.

Par ailleurs, ils disent persuadés que, « face à la nécessité de garantir un retour à l’ordre démocratique, une nouvelle équipe gouvernementale, au-dessus de tout soupçon et issue de la voie consensuelle, sera plus à même de rassembler les acteurs politiques à travers un dialogue national visant à trouver un dénouement à la crise actuelle ».

 

 

 

Par: Daniel Zéphyr

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