Un journaliste a été coupé en Chine alors qu’il faisait un direct pour son média pour les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver qui se déroulent en ce moment à Pékin. La chaîne de télévision néerlandaise NOS dénonce une réalité quotidienne pour les agents de la presse en territoires chinoises.
Alors qu’il faisait un reportage en direct sur la cérémonie d’ouverture des Jeux en Chine, Sjoerd den Daas, le journaliste en question, a été attrapé par un agent pendant qu’un autre tentait de cacher la caméra afin d’éviter que la scène soit filmée.
Le Comité olympique international via son porte-parole, Mark Adams, a évoqué un "excès de zèle" de la part de l’agent chinois. Toutefois, le journaliste Sjoerd den Daas a écrit sur son compte Twitter : « Ils n’ont pas su nous dire ce qu’on avait fait de mal. Nous avons pu continuer notre direct depuis un parking au coin de la rue. Ces dernières semaines, nous avons, comme plusieurs confrères étrangers, été gênés ou arrêtés à plusieurs reprises par la police alors que nous faisions des reportages sur des sujets liés aux Jeux. Il est donc difficile de voir cet incident comme un incident isolé, comme le prétend le Comité international olympique. »
Son employeur, le média NOS, s’est exprimé dans le même sens en déclarant que « des situations comme celle-ci deviennent de plus en plus une réalité quotidienne pour les journalistes en Chine, c'est une illustration douloureuse de l'état de la liberté de la presse dans le pays, qui tient à l'écart les journalistes ».
À noter que quelques minutes après, le journaliste Sjoerd den Daas a pu reprendre son travail dans une Chine qui est classée 177e sur 180 pays du classement mondial de la liberté de la presse par l’ONG Reporters sans frontières.
Par: Jean Obed SIBRUN
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