L’Association Nationale des Magistrats Haïtiens (ANAMAH) a exprimé, mardi, ses préoccupations face « à la situation de paralysie des cabinets d’instruction à travers toutes les juridictions du pays particulièrement celle de la Grande Anse ». Elle appelle ainsi au renouvellement de mandats des magistrats dans les différentes juridictions du pays.
ANAMAH indique, via une note de presse publiée ce mardi 23 novembre, qu' « un nombre avoisinant 70% de magistrats instructeurs ont vu leur mandat expiré depuis près d’une année, à ce jour, aucun processus de nomination ou de renouvellement de mandats n’a abouti ».
Face à cette situation de paralysie, l’ANAMAH suggère au CSPJ de rencontrer sans délai les différentes associations de magistrats pour poser les problèmes du dysfonctionnement du système judiciaire.
Se disant conscient que le CSPJ ne peut à lui seul renouveler les mandats et nommer de nouveaux magistrats, le Directoire national de l’ANAMAH appelle « les autorités du pays à trouver la meilleure voie possible dans le dessein de doter les juridictions de magistrats instructeurs légalement nommés ».
Selon l’ANAMAH, la presence des magistrats instructeurs dans les juridictions « faciliterait à la population l’accès à la justice qui est un service public d’importance, dans ce contexte particulièrement troublant ».
Par ailleurs, l’Association Nationale des Magistrats Haïtiens en profite pour saluer « la démarche d'une organisation des droits Humains qui a saisit la CSC/CA, requérant audit au niveau de l’administration du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire ».
Par: Juhakenson Blaise
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