PubGazetteHaiti202005

Deux mois après le massacre des jeunes artistes du groupe New Wave à Ravine Pintade, l’ORDEDH exige une enquête judiciaire

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Dans un communiqué rendu public ce lundi 22 novembre,  l’Ordre des Défenseurs des Droits humains (ORDEDH), exige une enquête judiciaire sur le drame enregistré dans la nuit du 20 au 21 septembre dernier à la Ravine Pintade qui a coûté la vie à plus de 13 jeunes et fait  plus de 29 blessés.
 
Deux mois après le drame enregistré dans la nuit du 20 au 21 septembre dernier à la Ravine Pintade, les résultats de l'enquête de la DCPJ se font toujours attendre. 
 
 L'ORDEDH dit constater que « deux mois après le massacre de la police sur les jeunes artistes à la Ravine Pintade, les autorités au plus haut niveau de l'Etat n’avaient même pas émis une note pour condamner ce qui s'est passé et exiger une enquête judiciaire approfondie ».
 
Ces comportements, selon l’organisme des droits humains, montrent clairement que les vies humaines n’ont aucune importance pour les autorités de l'État.
 
« Un massacre qui a fait 13 morts et plus de 29 autres blessés lors du tournage d’un vidéoclip du groupe NEW WAVE intitulé « Sa Lapolis di se pa li Bondye di ». La police a ouvert le feu sur la foule qui ne présentait aucun danger pour les forces de l’ordre. », rappelle l'Ordre des Défenseurs des Droits humains.
 
L’ORDEDH se dit étonné de voir que les autorités policières ne se soucient aucunement de la vie des gens, 2 mois après qu’elles ont déclaré avoir ouvert une enquête.
 
« La famille, les amis et les victimes réclament encore justice. Beaucoup de victimes ne savent toujours pas à quel saint se vouer.  C'est le cas du jeune JACOB JEAN qui souffre toujours d'une balle dans la jambe car selon les médecins, il risque de perdre sa jambe s'il se fait opérer en Haïti », souligne l’organisme des droits humains.
 
L'ORDEDH dit prendre note que des autorités policières n'ont jamais pris aucune mesure contre les agents de l’institution qui commettent des abus à l’encontre de la population. « Ces agents jouissent de l’impunité qui s’établit dans le pays. Ils n’ont de compte rendre à personne », s’indigne l’organisme des droits humains. 
 
Tout en sympathisant avec les familles des victimes, l’ORDEDH dit « saisir par ailleurs cette occasion pour exhorter les plus hautes autorités policières à diligenter une enquête sérieuse afin d’identifier, rechercher, arrêter et de fixer les responsabilités de tous ceux qui sont impliquée dans ce massacre ».
 
 

 

 

Par: Fenel Pélissier

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