PubGazetteHaiti202005

Situation de tensions en Guadeloupe en raison de l'obligation vaccinale et du pass sanitaire

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Depuis plusieurs jours, la Guadeloupe est le théâtre d’un mouvement social de grande ampleur qui s'inscrit dans le cadre de l'obligation vaccinale et du pass sanitaire. Si bien que le gouvernement a décidé d’y envoyer le Raid et le GIGN. Pillages, incendies, barrages... la colère est immense dans ce département d’outre-mer de la France.

La situation se tend en Guadeloupe contre le pass sanitaire et l'obligation vaccinale contre le Covid-19 pour les soignants. Plusieurs incidents se sont produits sur les routes de l’île où des barrages de pneus ont été dressés. Les opposants aux mesures sanitaires bloquent les routes guadeloupéennes depuis quatre jours.  Les écoles et services préfectoraux doivent rester fermés ce lundi 22 novembre 2021, tandis qu'une grève générale doit commencer en Martinique à l'appel de plusieurs organisations syndicales.


Le préavis de grève, déposé la semaine dernière, réclame notamment la fin de l'obligation vaccinale et des suspensions pour les soignants, une hausse des salaires et des minima sociaux, ou encore la prise en charge intégrale des tests de dosage sanguin de la chlordécone dans le sang (chlordéconémie).

« C'est une situation aussi de détresse sociale qui s'ajoute à cette crise sanitaire, à cette peur du vaccin et qui fait qu'on en est là aujourd'hui », a expliqué sur franceinfo le maire de Pointe-à-Pitre, Harry Durimel.

« Il faut bien faire la distinction entre ceux qui revendiquent la levée de l'obligation vaccinale et ceux qui dans le contexte essaient de se faire entendre et de tout brûler pour être remarqués », a-t-il ajouté, en appelant à « trouver une issue » car « il y a une grosse crainte que ça ne s'embrase ».

Le président de la France, Emmanuel Macron a exprimé, lundi 22 novembre 2021, « la solidarité de la nation » face à une « situation très explosive » et appelé à « ne rien céder au mensonge et à la manipulation »

 

Des membres des forces de sécurité blessés


Pour tenter de restaurer l'ordre, des renforts de police et de gendarmerie ont été dépêchés depuis la métropole et un couvre-feu (entre 18 h et 5 h, heure française) a été décrété vendredi dernier, sans permettre pour l'instant d'empêcher la poursuite des pillages et incidents nocturnes.
                                          

La préfecture de Guadeloupe a indiqué dimanche que les forces de police et de gendarmerie, mais aussi les sapeurs-pompiers intervenant sur des feux, avaient fait l'objet de plusieurs tirs d'armes à feu et que deux membres des forces de sécurité avaient été blessés.


« On a parlé de pillages, on a parlé de violences urbaines, c'est évidemment inadmissible. D'ailleurs il y a d'ores et déjà des interpellations et des gardes à vue », a souligné lundi sur Europe 1 Marlène Schiappa, ministre déléguée auprès du ministre de l'Intérieur.

 

Le gouvernement a également promis d'ouvrir le dialogue, avec une réunion prévue lundi soir autour du Premier ministre Jean Castex, en présence des ministres de la Santé Olivier Véran et Outre-mer Sébastien Lecornu, avec l'ensemble des élus de l'île.

 

Entre-temps, la situation de tensions rend compliquée l’administration des soins dans les centres hospitaliers. « Les barrages, les suspensions, les arrêts maladie mais aussi le blocage et les manifestations devant l’hôpital etc., perturbent le bon déroulement des soins […] les chimiothérapies par exemple n’ont pas pu être administrées aujourd’hui. Les médecins ne peuvent rallier leur poste », a expliqué à l’AFP Cédric Zolezzi, DG adjoint du CHU de Guadeloupe.

 

 

 

Par : Daniel Zéphyr avec Reuters et AFP

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