En marge de la conférence de presse de ce mercredi 20 octobre 2021, le secteur démocratique et populaire a présenté « 22 propositions » devant permettre de lutter contre l’insécurité grandissante qui sévit dans le pays. De ces 22 propositions figure la mise en place avant le premier novembre 2021 du gouvernement de consensus, selon l’esprit de l’accord du 11 septembre 2021.
L’insécurité bat son plein dans le pays. Les cas de Kidnapping augmentent et deviennent quotidiens. Plus de 600 cas de kidnapping ont été répertoriés sur les trois premiers trimestres de 2021 contre 231 à la même période en 2020, selon le Centre d'analyse et de recherche en droits humains.
Face à cette situation, plusieurs secteurs de la vie nationale ne cessent d’élever leur voix et proposer des pistes de solution pour enrayer le phénomène. Après l’ancien sénateur de la république et ancien membre des forces armées d’Haïti Youri Latortue, c’est au tour du secteur démocratique et populaire de faire des recommandations.
La première proposition concerne « la mise en place avant le premier novembre 2021 du gouvernement de consensus, selon l’esprit de l’accord du 11 septembre 2021. Mise en branle de l’action publique contre les principaux trafiquants d’armes et de munitions déjà identifiés par l’Etat Haïtien ; demande de coopération active des autorités américaines contre les expéditeurs d’armes illégales en Haïti ; centralisation de tous les renseignements disponibles sur les gangs armés à travers le territoire national et plus particulièrement au niveau de la zone métropolitaine ».
Dans ce document, le secteur démocratique et populaire exige le renforcement des capacités opérationnelles de la PNH. Dotation à la PNH de matériels de traçabilités électroniques ; mise en place de tout un système de caméras de surveillance à travers la capitale ; inventaire des armes de dotation collective au niveau de toutes les unités de la PNH ; Mise en place de GPS dans tous les véhicules de police ; application stricte du règlement de l’uniforme de la PNH.
De plus, le mouvement politique préconise la mise en place d’un plan d’opérations de démantèlement des gangs armés par la PNH incluant le support des FAD’H ; marquage de tous les véhicules SE afin d’identifier clairement leur appartenance ; création au sein de la PNH dans un délai de 6 à 9 mois d’un régiment de deux milles membres spécialisés dans le combat de villes avec pour mission unique de combattre les gangs armés à travers tout le territoire national ; mise à contribution du secteur bancaire afin de retracer et d’enquêter sur tous les comptes suspects.
Mise en place d’un véritable système de renseignements ; vetting au sein de la PNH afin d’identifier et d’expulser tous les indésirables ; contrôle strict des éléments dangereux au niveau des prisons ; mise à contribution des collectivités territoriales au niveau du renseignement ; renforcements des contrôles au niveau des ports, aéroports et de la frontière terrestre afin de lutter contre le trafic d’armes et de munitions ; saisie automatique de tout bateau, véhicule servant à transporter des armes et munitions ainsi que des biens meubles et immeubles des trafiquants.
Enfin, opérer des changements majeurs au niveau du leadership de la police nationale d’Haïti et assurer un dialogue permanent entre Haut État-major et les policières et policiers.
Lors de cette même conférence, le secteur démocratique a menacé de passer dans l’opposition si le premier ministre ne révoque pas le directeur général de la PNH, Léon Charles. Me Andre Michel et ses compagnons donne jusqu’au 1er novembre à Ariel Henry pour former le gouvernemental consensus.
Par : Daniel Zéphyr
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