Après le succès de la première journée d'une grève « générale illimitée », le Front Unifié des Transporteurs et des Travailleurs d'Haïti ( FUTRAH) et le Forum Libre des Syndicats Haïtiens ( FLSH) ont décidé de la lever à l'exception du département du Sud, contrairement à l’association des propriétaires et chauffeurs d’Haiti (APCH) qui appelle à la poursuite du mouvement.
Pour dire non au Kidnapping et à l’insécurité, le secteur du transport en commun regroupé en plusieurs associations avait fait appel à une grève « générale illimitée ». Pour son début, le mot d’ordre a été respecté à la lettre. Le commerce, les écoles, l'administration publique, les banques, les marché publics et le tranport et les industries n’ont pas fonctionné.
Se voulant au départ « générale illimitée », la grève a pris fin pour neuf départements à l’exception du Sud, selon une note de presse du coordonnateur général du Front unifié des transporteurs et travailleurs d’Haïti (FUTRAH).
« Nous continuerons la mobilisation le lundi 25 octobre 2021 car nous sommes déterminés pour trouver la solution avec les revendications précitées dans le document de la grève générale », peut-on lire dans cette note de presse.
APCH maintient sa grève illimitée
Joint par la rédaction de Gazette-Haiti, le président de l’association des propriétaires et chauffeurs d’Haïti Mehu Changeux s’est dit stupéfait d’entendre que des organisations, « n’ayant rien à voir avec le mot-d’ordre de grève », annoncer sa levée. « ce n’est pas l’argent qui force les chauffeurs, propriétaires et citoyens à rester chez eux. C’est leur conviction », explique Mehu Changeux.
Le syndicaliste demande à la population de prendre ses distances avec ces organisations et de surseoir à toutes leurs activités pour respecter la 2e journée de grève ce mardi 19 octobre 2021. « l’Etat a pris de sérieuses dispositions afin de passer outre des revendications de la population », dénonce le président de l’APCH.
Pour ce mercredi 20 octobre 2021, Mehu Changeux invite la population à se masser devant la résidence officielle du premier ministre Ariel Henry et devant tous les bureaux d’Etat civil dans les villes de province afin d’exiger la démission des responsables.
« Ils ne font pas leur travail », critique le président de l’association des propriétaires et chauffeurs d’Haïti.
Cette division entre les associations syndicales de transport sur la suite à donner au mouvement de grève ne fait que renforcer le phénomène de l’insécurité imposée par des gangs armés dans le pays. Elle fait baisser en même temps la pression sur le gouvernement après cette journée de paralysie dont l’objectif était de demander aux autorités de prendre leurs responsabilités pour garantir la sécurité de la population.
Par: Daniel Zéphyr
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