PubGazetteHaiti202005

Le Nord et le Nord'Est boudent la grève des syndicats de transport 

La route de Delmas désertée

La grève illimitée des syndicats de transport contre l’insécurité n'a pas été suivie ce lundi 18 octobre dans le Nord et le Nord'Est, a constaté Gazette-Haïti. Le secteur du transport de cette région a carrément boudé le mouvement de grève. Au Cap-Haïtien tout a fonctionné normalement à l'exception des banques commerciales qui ont gardé leurs portes fermées. À Fort-Liberté, Ouanaminthe, Trou-du-Nord et Terrier-Rouge dans le Nord'Est, c'était le même cas de figure, tant dans l'Administration publique, les établissements scolaires publics et privés, qu’au niveau du transport en commun.


Questionnés sur ce mot d'ordre de grève lancé par des syndicats de transport de la capitale, certains passagers, commerçants et citoyens de la région septentrionale d'Haïti admettent que la situation socio-économico-politique est dégradante. Cependant, ils affirment que ce n'est pas une grève illimitée qui va arranger les choses.

« Nous n'avons pas d'autre choix d’aller à nos activités. Sinon nous aurons du mal à répondre à nos besoins et à ceux de nos familles », ont-ils lâché avec un brin de résignation.

En effet, ces personnes interviewées sont très acides envers les autorités et la classe politique qui, selon elles, sont la cause et les premiers responsables premiers de la situation actuelle. 

Elles déclarent par ailleurs être prêtes à respecter un quelconque mot d'ordre de grève, si seulement et seulement il est lancé par les syndicats de transport du Nord et du Nord'Est.


Les dirigeants du Syndicat des Chauffeurs et Propriétaires de Ouanaminthe (SCPO), contactés par Gazette Haïti, n'ont pas répondu aux multiples appels téléphoniques.

 

 

 

Val ⁰éry FELIX
fvalery751@gmail.com  b

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