La nouvelle de l'enlèvement sur la route de Ganthier ( située dans le giron des 400 Mawozo) de plusieurs ressortissants américains en Haïti et d’Haïtiens, samedi 16 octobre, se répand tant dans les médias nationaux qu'internationaux. Parallèlement, la police nationale d'Haïti informe, dimanche, que jusqu'à date l'institution policière n'est toujours pas en mesure de confirmer l’information.
Contactée par la rédaction Gazette Haïti, ce dimanche 17 octobre, la porte-parole de la PNH Marie Michelle Verrier a fait savoir encore une fois que l'institution policière n’a reçu aucune plainte dénonçant l'enlèvement des missionnaires américains en Haïti. Elle indique avoir appelé ce matin la DCPJ, qui n’a pas confirmé l’information.
Entre-temps, selon les journaux américains et anglais dont CNN et Reuters, un porte-parole du département d'État américain a affirmé que les autorités sont en train d'examiner l'affaire.
« Le bien-être et la sécurité des citoyens américains à l'étranger est l'une des plus grandes priorités du Département d'État », a déclaré le porte-parole dans un courriel, rapporte Reuters.
Toujours selon le journal, le membre du Congrès Adam Kinzinger, un républicain de l'Illinois, a déclaré à CNN que les États-Unis doivent trouver les missionnaires et chercher à négocier leur libération sans payer de rançon, ou devraient utiliser l'armée ou la police pour garantir leur liberté.
« Nous devons localiser où ils se trouvent et voir si des négociations - sans payer de rançon - sont possibles. Ou faire tout ce que nous devons faire, sur un front militaire ou sur un front policier », a déclaré Kinzinger, membre de la commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants.
Les missionnaires ont été enlevés alors qu'ils se trouvaient dans un bus en route vers l'aéroport après avoir visité un orphelinat, dit le journal britannique.
A rappeler qu’un agent du BLTS, Richard Pierre Etienne a été tué, samedi 16 octobre dans l'après-midi, dans le cadre des échanges de tirs avec des bandits, en tentant de déjouer un rapt à la rue Cameau, avait confié la porte-parole de la PNH Marie Michelle Verrier.
Par Juhakenson Blaise
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