PubGazetteHaiti202005

Le CSPJ protège les juges malhonnêtes et corrompus, selon l’OPC

Renan Hedouville

Indigné par l'assassinat du président de la République Jovenel Moïse, le 7 juillet dernier, l'Office de la Protection du Citoyen s'en prend à la justice haïtienne pour son incapacité à rendre justice aux parents des victimes d'assassinats. L'OPC dénonce « le CSPJ qui protège les juges malhonnêtes et corrompus, et le laxisme de la justice de poursuivre les assassins ».

Dans une note rendue public le 1er août 2021, l'Office de la Protection du Citoyen salue d’abord les efforts de la DCPJ et du parquet de Port-au-Prince dans le cadre du traitement du dossier de l'assassinat du chef de l'État haïtien, Jovenel Moïse.

Sceptique toutefois quant à l’aboutissement du procès  du meurtre de Jovenel Moïse, l'OPC indique que durant « les deux dernières décennies aucun procès criminel d'assassinat spectaculaire n'a eu lieu dans le pays ».

Selon l'office, « le présumés assassins identifiés ne sont jamais poursuivis par la justice. Certains, arrêtés par la police ont été libérés par des juges sans aucune forme de procès avec soupçon de corruption ». L’OPC appelle à un éventuel procès de la justice.

« De 1995 à date, la population haïtienne n'a jamais suivi un grand procès criminel avec condamnation des accusés coupables à de lourdes peines qui pourrait servir d'action dissuasive pour les individus voulant commettre des actes répréhensibles au sein de la société », regrette l’institution dirigée par Renan Hedouville qui dit prendre note des nouvelles informations relatives à l'assassinat de Jovenel Moïse communiquées par la police, en déplorant « le système judiciaire pris en otage par des secteurs et affaibli par un organe disciplinaire (CSPJ) qui protège les juges malhonnêtes et corrompus mais persécute, à travers des fausses ONGs de droits humains, ceux qui sont honnêtes et veulent rester indépendants, fidèles à leur mission ».

 

 

 

Par: Juhakenson Blaise

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