L’ensemble des forces politiques de l’opposition se prépare à manifester les 28, 29 et 30 mars 2021 pour dire non à l’insécurité, à la dictature et aussi pour célébrer le 34e anniversaire de la constitution de 1987. Ces derniers font appel à l’unité entre tous les secteurs de la vie nationale et en profitent pour donner les dernières consignes « en vue de la réussite de la mobilisation. »
« La dimension de la crise ne concerne pas que les partis politiques, la crise est de plus en plus aigüe », a lancé Marjorie Michel, l’une des figures emblématiques de l’opposition précisant que cette mobilisation sera l’occasion de rompre avec la pratique où chaque secteur prenait des initiatives en solo pour réaliser des rassemblements. « Nous ne pouvons pas faire des actions isolées », a exhorté la militante politique de souche Lavalas. Elle souligne que les forces politiques de l’opposition se sont entretenues avec tous les secteurs de la vie nationale dont la commission protestante contre la dictature en Haïti afin de garantir une participation massive de la population à travers cette mobilisation prévue les 28, 29 et 30 mars prochains.
Pour Marjorie Michel, « Le 29 mars représente le jour le plus important de la mobilisation car il représente le jour exact de l’adoption de la constitution 1987 ». Elle interpelle tous les secteurs de la vie nationale à se rallier à la cause car, ils sont tous affectés par la situation macabre qui sévit dans le pays. « Il faut que le peuple s’insurge comme un seul homme pour exiger le respect de la constitution », a indiqué Madame Michel pour qui « Le 30 mars sera une mobilisation pour dire non à la politisation de la police nationale d’Haïti et exiger une PNH qui se place au-dessus de tous ».
« Le pays n’a pas de problème de constitution »
Selon Rosemond Pradel, la constitution 1987 est l’une des premières armes que la population s’est dotée après 86 afin de se hisser dans la démocratie. « La constitution 1987, de par son ossature, est charpentée dans l’intérêt de la population », a déclaré Rosemond Pradel. Ce dernier a pris le contre pied de la position de Jovenel Moïse présentant la constitution comme source d’instabilité. « Le pays n’a pas de problème de constitution mais plutôt de président », a martelé l’homme politique. Il a appelé tous ceux ayant voté la constitution 1987 de gagner les rues pour dire non au projet d’une nouvelle constitution en Haïti.
Pour les lieux de rassemblement, l’ancien député Serge Jean Louis demande à la population de se rassembler au Champs de mars et à « Kafou Rezistans »
Par Daniel Zephyr
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